Tendances gaz naturel

 

Les prix PEG du gaz sur l’EEX ont connu différentes périodes de hausse et de baisse au mois de mars. Pour conclure le mois, le prix reprend en baisse, passant de 35,59 €/MWh le 24 mars à 34,53 €/MWh le 30 mars. Le mois de mars se clôture en légère hausse à 35,23 €/MWh pour le 31.

 

L'Europe pourrait réduire sa dépendance aux importations de gaz en exploitant ses réserves inexploitées, notamment en Norvège, en Roumanie ou à Chypre. Actuellement, l’UE importe près de 90 % de son gaz, une dépendance qui la rend vulnérable aux fluctuations des prix et aux tensions géopolitiques. L’augmentation de la production nationale – bien que limitée à 25-40 Gm3 par an – pourrait offrir une marge de manœuvre stratégique. Cela permettrait de stabiliser les coûts de l’énergie et de limiter l’impact des crises d’approvisionnement, comme celle de 2022. 

 

Toutefois, l’opposition à l’exploitation des combustibles fossiles en Europe reste forte, freinant toute initiative. Paradoxalement, alors que la transition vers le renouvelable progresse, le gaz demeure un pilier incontournable du mix énergétique européen. Exploiter les ressources locales pourrait donc être une réponse pragmatique pour sécuriser l’approvisionnement, tout en réduisant les risques liés aux importations.

 



 

Tendances électricité 

 

Les prix de l’électricité sur l’EEX ont aussi connu un mois de mars en dents de scie. Après des baisses et rehausses, le prix continue de descendre depuis le 21 mars, à 64,40 €/MWh, pour arriver à 61,90 €/MWh le 30 mars. Le mois de mars se clôture en légère hausse à 62,39 €/MWh pour le 31.

 

L’éclipse solaire qui a eu lieu samedi en Europe pourrait avoir entraîné une baisse d’environ 25 % de la production photovoltaïque, affectant particulièrement l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne. Une telle réduction pourrait provoquer des fluctuations des prix de l’électricité, bien que les gestionnaires de réseaux aient prévu des mesures pour limiter l’impact sur l’équilibre du système. La flexibilité du réseau pourrait permettre d’absorber cette baisse, mais il reste à voir si des tensions ont émergé sur les marchés de l’énergie

 

Cette éclipse est un test idéal pour les gestionnaires de réseaux en prévision des éclipses totales de 2026 et 2027. Si les effets s’avèrent comparables à ceux d’une journée nuageuse, l’événement rappelle néanmoins la vulnérabilité des énergies renouvelables face aux variations météorologiques et souligne l’importance d’une coordination européenne pour garantir la stabilité du réseau.

 


 

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