Tendances de l'énergie gaz et électricité du 03/11/2026


Tendances gaz naturel
Sans surprise, le prix PEG du gaz sur l’EEX continue de flamber. Sur le mois d’octobre, le prix a augmenté de 22,4 €/MWh entre le 2 à 58,29 €/MWh et le 30 à 80,69 €/MWh. En ce début novembre, pour la première fois depuis des semaines, le prix chute, passant à 74,47 €/MWh le 2, en raison de pourparlers entre l’Iran et les États-Unis dans la perspective d’un accord.

La fin de plusieurs aides fragilise la lutte contre la précarité énergétique
Le gouvernement a décidé de ne pas renouveler plusieurs programmes financés par les certificats d’économies d’énergie (CEE), qui accompagnent notamment les ménages modestes dans la rénovation de leur logement. À partir de 2027, des dispositifs comme Toits d’abord et Territoires zéro exclusion énergétique perdront ainsi leur financement, tandis que d’autres seront concernés en 2028. Cette décision suscite l’inquiétude des associations, qui redoutent un recul de l’accompagnement des foyers les plus vulnérables.
Le ministère de l’Énergie justifie cette réorientation par une volonté de concentrer les CEE sur l’électrification. Mais la rénovation thermique reste un levier essentiel pour réduire les besoins en chauffage, notamment au gaz, et limiter les factures. Dans un contexte de prix de l’énergie élevés, la suppression de ces aides pose donc la question de l’équilibre entre électrification des usages et amélioration de la performance énergétique des bâtiments.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX est aussi fortement sous tension. Entre le 2 octobre à 94,36 €/MWh et le 30 octobre à 128,16 €/MWh, le prix prend 33,8 €/MWh. La hausse du prix du gaz renchérit le coût de production de l’électricité dans les centrales thermiques et influence les prix de gros européens. Les tensions géopolitiques, les incertitudes sur les approvisionnements et l’approche de l’hiver accentuent cette pression sur les marchés. Tout comme le gaz, l’électricité est en baisse, avec 119,62 €/MWh pour ce 2 novembre.

Les tensions géopolitiques placent l’énergie au cœur du G20
Réunis à Atlanta les 30 et 31 octobre, les représentants des grandes économies mondiales ont placé la sécurité énergétique parmi leurs sujets prioritaires. Les discussions portent notamment sur la stabilité des chaînes d’approvisionnement et la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient compliquent les échanges et renforcent les incertitudes sur les marchés.
Ces tensions dépassent le seul secteur pétrolier. En Europe, les perturbations des approvisionnements en gaz peuvent aussi peser sur les coûts de production de l’électricité, puisque les centrales à gaz participent encore à la formation des prix de gros. Pour la France, la situation rappelle que les tarifs de l’électricité restent sensibles aux évolutions internationales, malgré le poids de son parc nucléaire dans la production nationale.
Article à lire cette semaine : Analyse du marché de l’électricité et du gaz naturel octobre 2026