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Tendance et Analyses du marché
Publié le 03/03/2026

Tendances de l'énergie 03/03/2026

Gaz stable en février avant une flambée à 28 €/MWh sur fond de tensions au Moyen-Orient, biogaz en perte de vitesse et printemps incertain pour les prix de l’électricité.
Pauline THEISSOT
Pauline THEISSOT
Tendances du marché de l'énergie

Tendances gaz naturel

Le mois de février se termine avec des prix du gaz stables pour un début d’année. Les prix PEG sur l’EEX ont oscillé entre 25,70 €/MWh et 25,20 €/MWh, entre les 2 et 17 février, puis ont subi une légère hausse, à 26,86 €/MWh le 19 février. De cette date à la fin du mois, les prix ont baissé légèrement en gardant un seuil autour des 26 €/MWh pour arriver à 26,26 €/MWh le 27 février. À cause du récent conflit au Moyen-Orient, l’offre de GNL a baissé et les prix du gaz flambent. Il s’établit à 28,21 €/MWh pour le 2 mars.

Biogaz en panne de croissance en France

La filière biogaz bat de l’aile. En 2025, aucune nouvelle unité de production d’électricité par méthanisation n’a été mise en service, laissant la capacité installée inchangée autour de 560 MW. Sur trois ans, la progression reste marginale et les projets en développement restent limités. Résultat, le biogaz n’a couvert qu’une petite part de la demande électrique nationale en fin d’année. Les signaux d’investissement semblent s’essouffler dans un contexte économique moins porteur pour la filière.

Le biométhane injecté dans les réseaux gaziers continue certes d’augmenter, mais à un rythme nettement plus modéré qu’en 2024. Les volumes atteignent 15,5 TWh, soit un peu plus de 3 % des injections totales, ce qui représente environ un tiers de la cible fixée pour 2030 dans la Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE). La trajectoire reste donc compatible avec l’objectif, mais la dynamique ralentit clairement.

Tendances électricité

Sur le mois de février, le prix de l’électricité a connu de plus fortes variations que celui du gaz, avec cependant un pic aux mêmes dates. Entre le 2 et le 17 février, le prix de l’électricité sur l’EEX passe de 49,82 €/MWh à 50,02 €/MWh, pour atteindre 52,89 €/MWh le 19 février. Un pic est même observé à 53 €/MWh le 23 février. Puis le prix baisse pour revenir à 50,04 €/MWh le 27 février, en fin de mois. Le 2 mars, le prix de l’électricité repart aussi en hausse à cause du contexte géopolitique, à 52,14 €/MWh.

Printemps incertain et pression possible sur les prix de l’électricité

Une modification de la météo pourrait rebattre les cartes sur les marchés électriques européens. En effet, avec des prévisions pour le mois de mars encore partagées entre douceur et fraîcheur, des situations anticycloniques persistantes au nord-ouest de l’Europe sont envisagées pour avril. À la clef, des températures plus proches des normales, moins de vent et des précipitations limitées, un mélange susceptible de tendre les prix si la demande repart. La production solaire progresserait avec l’allongement des journées, mais la baisse de l’éolien réduirait l’offre flexible, notamment en Allemagne.

L’équilibre dépendra alors largement de l’hydraulique. La France et l’Espagne disposent de réserves confortables, ce qui pourrait contenir les prix au deuxième trimestre, d’autant que la disponibilité nucléaire française est jugée bonne. La situation est plus fragile en Scandinavie, où les niveaux des réservoirs restent bas, en particulier dans le sud de la Norvège. En cas de faible vent en fin de journée, des pics tarifaires ne sont pas à exclure sur certains marchés.

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