PPE 3 : quelles conséquences pour la stratégie énergétique des entreprises ?


12 février 2026. Telle est la date à laquelle le gouvernement a enfin dévoilé la 3ᵉ programmation pluriannuelle de l’énergie, ou PPE 3. Après une première version mise en consultation fin 2024, ces résultats se faisaient attendre avec impatience. La nouvelle feuille de route est claire : accélérer l’électrification des usages, tout en renforçant l’indépendance énergétique du pays. Objectif : produire plus d’énergie sur le territoire, bas carbone et compétitive, afin de sécuriser l’approvisionnement et préparer les besoins futurs. La PPE 3 précise notamment l’évolution de la consommation d’électricité, les choix de production et les investissements nécessaires.
Les objectifs semblent ambitieux, mais bel et bien nécessaires, car si aujourd’hui l’électricité française est déjà majoritairement décarbonée, la France reste très dépendante des énergies fossiles importées. Pétrole et gaz représentent encore près de 60 milliards d’euros par an… Alors, que faut-il retenir de la PPE 3 de 2026 ?
Programmation pluriannuelle de l’énergie 3 : de quoi s’agit-il ?
La programmation pluriannuelle de l’énergie, ou PPE, est la feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années… Les entreprises doivent donc ouvrir l’œil ! Elle fixe la trajectoire :
- de production,
- de consommation,
- d’investissements,
- d’évolution du mix énergétique.
Autrement dit, elle indique où va le système énergétique, à quel rythme et avec quelles priorités !
Avec la PPE 3, l’objectif affiché est parfaitement clair : réduire fortement la dépendance aux énergies fossiles importées et accélérer la production d’énergies décarbonées sur le territoire.
Bon à savoir : aujourd’hui encore, pétrole et gaz représentent environ 60 milliards d’euros par an pour la France. Cette facture énergétique pèse forcément sur l’économie et expose les entreprises aux variations des marchés internationaux.
La stratégie consiste donc à substituer progressivement l’électricité bas carbone au pétrole et au gaz, tout en diminuant la consommation globale d’énergie.
PPE 3 : un chantier plein de défis !
Avec la PPE 3, on parle d’une transformation profonde du système énergétique français… et donc de l’environnement dans lequel évoluent vos entreprises ! Souveraineté, compétitivité, climat : les trois enjeux sont désormais liés.
Premier défi : réduire la consommation d’énergie. Encore, nous direz-vous ? Oui, mais c’est logique et avantageux ! Moins consommer, c’est en effet limiter l’exposition aux hausses de prix, sécuriser vos marges et renforcer la résilience de vos sites.
Deuxième défi : sortir progressivement des énergies fossiles. La fin du charbon en 2027 marque une étape symbolique, mais le vrai chantier concerne surtout le gaz et le pétrole. Industrie, transport, chauffage… de nombreux usages devront bel et bien évoluer (investissements, technologie, changements de modèle énergétique).
Troisième défi : produire davantage d’énergie décarbonée. Nucléaire, renouvelables, réseaux, stockage, flexibilité… tout le système doit se transformer ! Pour vous, cela signifie un marché énergétique plus mouvant, mais aussi des solutions nouvelles pour sécuriser votre approvisionnement et maîtriser vos coûts.
Cap vers une électrification bas carbone avec la PPE 3 !
Derrière la PPE 3, un message nous semble limpide : industrie, transport, bâtiments, numérique… tout doit progressivement basculer vers l’électrique !
Une production électrique appelée à fortement augmenter
La feuille de route est ambitieuse : la production électrique bas carbone pourrait atteindre entre 650 et 693 TWh en 2035, contre environ 544 TWh aujourd’hui. Autrement dit, une hausse pouvant dépasser 25 % en dix ans !
Pour vous, entreprises, cela signifie deux choses très concrètes :
- L’électricité deviendra de plus en plus centrale dans vos consommations.
- Sécuriser votre approvisionnement électrique devient plus que jamais stratégique.
En anticipant cette bascule, vous évitez les futures tensions du marché… et profitez des opportunités liées à l’électrification (contrats long terme, autoconsommation, flexibilité).
Nucléaire, le pilier de stabilité du système électrique
C’est l’un des grands tournants de la PPE 3 : la relance du nucléaire est clairement assumée ! L’objectif est simple : garantir une production stable et faiblement carbonée sur le long terme.
Concrètement, l’objectif est d’optimiser le parc existant pour viser 380 à 420 TWh de production annuelle et lancer la construction de 6 EPR2 (avec 8 autres possibles).
Pourquoi ce choix ? Parce que le nucléaire offre trois atouts clés pour l’économie :
- une production stable,
- un faible niveau d’émissions,
- une meilleure prévisibilité des prix.
Pour les entreprises industrielles ou multi-sites, cela rassure, car nous comprenons que la France mise sur une électricité durable et relativement compétitive.
Les énergies renouvelables montent en puissance… mais de manière ciblée
Les énergies renouvelables continuent également de progresser dans la PPE 3, mais avec une approche plus nuancée que par le passé. L’objectif n’est plus seulement d’installer toujours plus de capacités, mais de développer les filières là où elles apportent réellement de la sécurité au système électrique.
L’éolien en mer devrait ainsi fortement accélérer, avec une cible d’environ 15 GW installés d’ici 2035. Le solaire poursuivra lui aussi sa progression rapide, avec un objectif pouvant atteindre jusqu’à 80 GW à cet horizon.
À retenir : l’éolien terrestre devrait évoluer plus lentement, la priorité étant donnée au renouvellement des parcs existants pour augmenter leur puissance sans multiplier les implantations.
Et l’hydroélectricité, alors ? Souvent moins médiatisée, elle reste pourtant un élément essentiel du système. La PPE 3 prévoit d’ailleurs d’augmenter les capacités des barrages, notamment pour renforcer les solutions de stockage.
Pour les entreprises, cette évolution du mix électrique signifie un système plus diversifié, mais aussi plus sensible aux variations de production. Autrement dit, la flexibilité énergétique, l’autoconsommation ou les contrats long terme pourraient devenir vos futurs outils stratégiques pour sécuriser vos coûts !
Quelles évolutions pour les filières électriques et non électriques ?
Quand on parle de transition énergétique, on pense spontanément à l’électricité. Pourtant, la PPE 3 nous rappelle que la transformation du système énergétique ne se jouera pas uniquement sur le réseau électrique. Chaleur, gaz renouvelables, carburants bas carbone… toutes les filières sont concernées !
Du côté électrique, la production bas carbone va fortement augmenter pour accompagner l’électrification des usages. Industrie, mobilité, bâtiments, numérique… l’électricité devient progressivement l’énergie de référence. Vos investissements électriques ne sont donc plus des initiatives isolées. À travers vos pompes à chaleur industrielles et autres procédés électrifiés, vous participez bel et bien à une transformation nationale en marche… et qui s’accélère !
Mais la PPE 3 ne mise pas tout sur l’électricité… Elle prévoit également une forte progression des filières bas carbone non électriques. La production de chaleur renouvelable et de récupération pourrait même presque doubler d’ici 2035. Le biométhane devrait lui aussi monter en puissance, avec une multiplication attendue des volumes injectés dans les réseaux. Et n’oublions pas les biocarburants, qui continueront de jouer un rôle clé dans les secteurs difficiles à électrifier, notamment le transport lourd !
Enfin, l’hydrogène reste une filière stratégique, mais avec un calendrier plus étalé que prévu initialement. Le gouvernement vise environ 4,5 GW d’électrolyse en 2030, puis 8 GW en 2035, afin d’accompagner progressivement les besoins industriels.
À retenir : vous l’aurez compris, il ne vous suffit plus de passer à l’électricité. Vous devez choisir le bon vecteur énergétique selon vos usages : électrification, biométhane, chaleur renouvelable ou hydrogène.
Un système électrique plus flexible… et une demande à stimuler
Avec la montée en puissance des énergies renouvelables, le système électrique français va devenir plus variable. Plus de solaire, plus d’éolien… donc plus de fluctuations de production.
Le gouvernement prévoit de réformer dès 2026 le pilotage des énergies renouvelables, notamment pour limiter les périodes de prix négatifs qui déstabilisent le marché. Le mécanisme de capacité doit lui aussi évoluer, afin de mieux valoriser les acteurs capables d’ajuster leur consommation ou leur production.
À retenir : consommer au bon moment, c’est gagner en compétitivité ! Industrie, tertiaire, data centers : diriger, stocker, ajuster vos usages transforme l’électricité en vecteur stratégique pour maîtriser vos coûts.
Vers un premier point sur la PPE 3 dès 2027 ?
Vous craignez que la PPE 3 ne fige le système énergétique pour dix ans ? Au contraire ! Elle prévoit une clause de revoyure dès 2027. L’objectif est simple : ajuster la trajectoire en fonction de la réalité du terrain. Car entre les prévisions et l’évolution réelle de la consommation, des technologies ou des prix… il y a parfois un monde !
Alors, que les entreprises se rassurent, la politique énergétique française restera adaptable. Si l’électrification progresse plus vite que prévu, les investissements pourraient être accélérés. À l’inverse, si certains usages évoluent différemment, la trajectoire pourra être recalibrée.
Les conséquences de la PPE 3 sur la stratégie énergétique des entreprises
Avez-vous capté, intercepté le message de la PPE 3 ? En entreprise, l’électricité va prendre plus de place dans les consommations. En parallèle, les marchés pourraient devenir plus mouvants à court terme.
Dans ce contexte, vous devez plus que jamais anticiper ! Avez-vous déjà électrifié certains usages ? Sécurisé vos contrats ? Investi dans la production sur site ? Autant de décisions qui peuvent pourtant faire la différence pour tirer un avantage de la transition !
Le courtier en énergie, votre allié pour une stratégie énergétique zéro stress
Dans un contexte énergétique qui évolue rapidement, il devient difficile pour une entreprise de suivre seule toutes les transformations du marché. Prix, contrats, mécanismes réglementaires, aides… tout bouge en même temps. Un vrai tremblement de terre ! C’est précisément là que nous intervenons chez Place des Énergies.
Notre rôle ne se limite pas à comparer des offres. Nous accompagnons également les entreprises pour structurer une stratégie énergétique cohérente :
- analyser les consommations,
- anticiper les évolutions du marché,
- sécuriser les contrats,
- identifier les pistes d’optimisation.
Vous l’aurez compris, avec la PPE 3, ces enjeux prennent encore plus d’importance. L’électrification progresse, les marchés deviennent plus complexes et les décisions énergétiques influencent directement la compétitivité.
Notre objectif est simple : vous aider à prendre les bonnes décisions au bon moment, avec une vision claire du marché. On en discute ?
Les conséquences de la PPE 3 pour la stratégie énergétique des entreprises, en bref
La PPE 3 ne peut pas se résumer à une simple feuille de route nationale. Elle dessine surtout l’environnement énergétique dans lequel les entreprises vont évoluer ces prochaines années. Électrification des usages, transformation du mix, évolution des marchés… les changements sont déjà activés, prenez le train en marche !
Les entreprises qui prennent le temps d’analyser leurs consommations, de sécuriser leurs contrats et d’intégrer l’énergie dans leur stratégie globale disposeront, demain, d’un avantage réel. Maîtrise des coûts, résilience et compétitivité : voilà la promesse !
Chez Place des Énergies, nous sommes convaincus d’une chose : la transition énergétique offre une réelle opportunité de structurer une stratégie plus prévisible et plus performante sur le long terme.
Et si la PPE 3 était finalement le bon moment pour reprendre la main sur votre énergie ?