Énergie en 2026 : les grandes évolutions à anticiper dès maintenant


L’année 2026 sera encore riche en évolutions et en rebondissements dans le secteur de l’énergie ! Partout dans le monde, les investissements s’accélèrent, portés par la baisse des coûts, des technologies de stockage plus performantes et des réseaux toujours plus intelligents. De leur côté, les énergies renouvelables gagnent rapidement du terrain. Ainsi, entre 2026 et 2030, les projections sont claires : les EnR devraient vite devenir la première source mondiale de production d'électricité ! La capacité installée pourrait même dépasser les 10 TW, soit plus du double des niveaux observés en 2022. Un changement d’échelle inédit !
Mais derrière cette dynamique encourageante se cachent aussi quelques défis à ne pas oublier : tensions géopolitiques, essor de l’IA ou encore durcissement des cadres réglementaires… Autant de sujets qui bouleversent pas à pas le paysage énergétique mondial. Ainsi, en 2026, le secteur continue d’avancer, innove beaucoup, mais doit aussi apprendre à composer avec des équilibres plus complexes que jamais. Place des Énergies fait le point !
Petit récap du secteur de l’énergie aujourd’hui
Le paysage énergétique mondial aborde 2026 avec des lignes déjà bien redessinées. Aujourd’hui, nous constatons que la capacité solaire photovoltaïque domine largement le mix renouvelable, puisqu'elle dépassait déjà les 2 TW, fin 2024 (1), et qu’elle a continué de monter en 2025 (2). L’hydroélectricité suit, autour de 1 283 GW, puis l’éolien avec environ 1 133 GW.
Les autres filières restent plus marginales, mais elles progressent petit à petit ! Pourtant, soyons honnêtes, l’année 2025 n’a pas été de tout repos : chaînes d’approvisionnement sous tension, inflation persistante, délais d’autorisation et de raccordement parfois très longs… Autant de freins qui ont ralenti certains projets. Mais le cap tient bon !
Les politiques publiques déployées un peu partout commencent en effet à produire leurs effets, alors la dynamique repart. Signe fort : au premier semestre 2025, la production solaire et éolienne a dépassé, pour la première fois, celle du charbon dans plusieurs grandes régions du monde. Un symbole, certes, mais aussi une réalité industrielle.
Le stockage d’énergie continue d’évoluer en 2026
Impossible d’aborder 2026 sans parler du stockage, un point stratégique du secteur énergétique, qui conditionne la réussite du déploiement des énergies renouvelables.
Avec la montée en puissance du solaire et de l’éolien, la question n’est plus seulement de produire, mais de savoir quand et comment restituer l’électricité. Les capacités installées progressent rapidement, portées par de grands projets de batteries à l’échelle des réseaux.
Par exemple, aux États-Unis, les volumes atteignent des niveaux record, tandis qu’en Europe (et notamment en France), les projets de stockage longue durée se multiplient. Les objectifs sont clairs :
- lisser l’intermittence,
- absorber les pics de production,
- sécuriser l’approvisionnement lors des pointes de consommation.
En parallèle, de nouvelles technologies émergent : batteries à flux, sodium-ion ou solutions à l’état solide commencent en effet à se faire une place aux côtés du lithium-ion.
À retenir : en 2026, la capacité mondiale de systèmes de stockage par batteries devrait dépasser 100 GW.
Mais stocker ne suffit plus ! Les systèmes de batteries deviennent de véritables actifs économiques, optimisés par des logiciels capables de décider quand charger, quand décharger et comment prolonger leur durée de vie. Grâce à l’IA, les performances progressent nettement. À la clé : une meilleure exploitation des marchés et une rentabilité renforcée… à condition de continuer à renforcer la cybersécurité !
Où en sont les énergies renouvelables en 2026 ?
Les énergies renouvelables continuent de grignoter du terrain… et c’est tant mieux ! Où en est-on en 2026 ?
Des capacités renouvelables record, mais une complexité nouvelle
La capacité mondiale de production d’énergie renouvelable se rapproche rapidement des 12 TW à l’horizon 2030. En 2026, cette montée en puissance est bien réelle sur le terrain, mais les méthodes d’exploitation traditionnelles semblent malgré tout atteindre leurs limites :
- variabilité importante,
- multiplication des actifs,
- contraintes réseau…
Bref, vous l’aurez compris, gérer des parcs renouvelables massifs devient un exercice d’équilibriste !
À retenir : en 2026, l’objectif est de produire mieux, de façon plus stable et plus prévisible.
Prévisions intelligentes et IA, un vrai tournant en 2026
L’intelligence artificielle franchit encore une fois un cap concret en 2026 dans les énergies renouvelables. Le marché mondial de l’IA appliquée au secteur dépasse désormais les 26 milliards de dollars, porté par des besoins très opérationnels. Les prévisions météo et de production deviennent plus précises, plus fiables et surtout exploitables en temps réel. Saviez-vous qu’aujourd’hui, environ 65 % des entreprises utilisent déjà l’IA pour la maintenance prédictive ?
En 2026, on passe d’outils isolés à de véritables plateformes intégrées, capables de combiner prévision, maintenance, optimisation de la production et gestion du stockage.
L’article à lire : Predict AI, notre nouvelle solution pour prédire les prix de l’énergie
Les jumeaux numériques entrent dans l’exploitation courante
Autre évolution très concrète en 2026 : l’essor des jumeaux numériques. Ces répliques virtuelles d’installations réelles permettent de simuler, tester et anticiper sans risquer de perturber le réseau. Éoliennes, centrales solaires, infrastructures électriques… tout peut désormais être modélisé. Les opérateurs testent différents scénarios météo, anticipent la dégradation des équipements et planifient les extensions du réseau avant même de lancer les travaux.
Bon à savoir : l’adoption des jumeaux numériques progresse rapidement, avec une croissance annuelle supérieure à 20 %, qui devrait se poursuivre en 2026.
Solaire et autres énergies renouvelables en 2026
Avec déjà plus de 2 TW de capacité solaire installée depuis fin 2024 (un chiffre qui continue de croître en 2025), la dynamique se poursuit en 2026. Aux États-Unis, le solaire représente déjà plus de la moitié des nouvelles capacités électriques. En France, nous n’en sommes pas encore là, mais les projets territoriaux et industriels se multiplient malgré tout : panneaux bifaciaux, cellules tandem, agrivoltaïsme, etc. Le solaire de 2026 est moins massif, mais il semble de plus en plus intelligent !
Par ailleurs, 2026 marque aussi l’aboutissement de projets renouvelables bien identifiés sur le territoire français. Dans le Grand Est et le nord de la France, plusieurs parcs éoliens terrestres et centrales solaires de plusieurs dizaines de mégawatts doivent être raccordés au réseau, après des années de développement. En parallèle, l’éolien offshore progresse avec l’entrée en service attendue du parc de Dieppe — Le Tréport, confirmant l’ancrage du renouvelable dans le mix énergétique français !
Le financement des renouvelables en 2026 : toujours au rendez-vous
En 2026, le projet de loi de finances prévoit 7,2 milliards d’euros dédiés aux charges de service public de l’énergie. Dans le détail :
- 4,2 milliards d’euros sont fléchés vers le photovoltaïque,
- 1,1 milliard vers l’éolien terrestre,
- 892 millions vers l’éolien en mer.
Autre évolution concrète attendue en 2026 : un arrêté spécifique viendra cibler les installations photovoltaïques sur bâtiments. À partir de juin 2026, certaines aides seront par ailleurs conditionnées à une obligation d’approvisionnement européen, avec en parallèle une prime dédiée aux panneaux bas carbone. Voilà un signal clair envoyé à la filière industrielle !
Du côté de l’autoconsommation photovoltaïque, la prime à l’investissement continue d’être révisée chaque trimestre par la Commission de régulation de l’énergie.
Enfin, 2026 sera aussi une année structurante avec l’adoption attendue de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3). Son rôle ? Fixer les orientations de soutien pour les prochaines années.
Bon à savoir : à partir du 1er mai 2026, les charges liées au biométhane et à la cogénération ne seront plus financées par le programme 345, mais par l’accise sur les carburants pétroliers.
L’accise sur l’électricité en 2026
En 2026, la fiscalité énergétique continue d’évoluer, avec des effets très directs sur les factures professionnelles. Pour l’électricité, les tarifs d’accise s’établissent à 25,79 €/MWh pour les PME et les entreprises haute puissance depuis août 2025. Nouveauté importante à intégrer : à compter du 1er février 2026, la révision annuelle interviendra désormais à cette date, et non plus au 1er août. !
Du côté du gaz naturel, l’accise s’élève à 15,43 €/MWh depuis août 2025, soit une baisse d’environ 10 %, destinée à compenser partiellement la fin du bouclier tarifaire. En 2026, son évolution sera indexée sur l’inflation. Affaire à suivre !
La réforme des heures creuses/heures pleines
La réforme du dispositif heures pleines/heures creuses, entrée en vigueur le 1ᵉʳ novembre 2025, monte en puissance progressivement… et 2026 sera l’année clé pour la majorité des entreprises. Près de 11 millions de sites, professionnels comme résidentiels, sont concernés !
Concrètement, les heures creuses sont repositionnées. Selon les zones géographiques, les profils de consommation et les caractéristiques du site, de nouveaux créneaux nocturne apparaissent, désormais compris entre 23 h et 7 h, avec au minimum cinq heures consécutives, et des heures creuses en journée, entre 11 h et 17 h, dans la limite de trois heures. L’objectif est clair : mieux coller aux pics de production solaire.
Bon à savoir : à partir de novembre 2026, une saisonnalité entre en jeu : davantage d’heures creuses diurnes en été, et une concentration plus marquée la nuit en hiver.
Énergie : les obligations réglementaires pour 2026
2026 sera également une année de bascule réglementaire. Plusieurs dispositifs arrivent à échéance ou entrent en vigueur, avec des impacts directs sur les prix et les stratégies énergétiques des entreprises.
La fin de l’ARENH
C’est l’un des grands tournants de 2026 : l’ARENH disparaît définitivement ! À la place, un nouveau dispositif devrait entrer en vigueur : le Versement Nucléaire Universel (VNU). Son principe est simple : lorsque les prix de marché dépassent un certain seuil, EDF reverse une partie de ses revenus à l’État, qui les redistribue.
Dès 2026, les tarifs de l’électricité seront donc directement exposés aux marchés, même si le VNU joue un rôle d’amortisseur. La volatilité reste donc bien présente et la capacité à anticiper, sécuriser ou lisser les achats reste plus que jamais essentielle.
Le DPE évolue en 2026
Autre évolution réglementaire majeure au 1er janvier 2026 : le Diagnostic de performance énergétique change de méthode de calcul. L’objectif est clair : mieux refléter l’impact réel des modes de chauffage et corriger certains biais défavorables à l’électricité. Le coefficient de conversion de l’électricité est revu, ce qui améliore mécaniquement la note de nombreux bâtiments chauffés électriquement.
Les CEE en 2026 : un dispositif réformé et plus encadré
Le dispositif des Certificats d’économies d’énergie entre, lui aussi, dans une nouvelle phase en 2026 ! Concrètement, les obligations des fournisseurs sont désormais mieux définies, avec des volumes revus et un cadre plus strict. Pourquoi ? Tout simplement pour renforcer l’efficacité réelle des actions financées et limiter les dérives observées ces dernières années !
Ainsi, dès 2026, vos opérations devront être mieux justifiées, mieux tracées. Bref, le dispositif reste attractif, mais il ne s’improvise plus. Là encore, anticipation et expertise font toute la différence !
Marché carbone et fin du gaz russe
En 2026, l’Union européenne durcit le cadre et les entreprises doivent composer avec deux contraintes qui avancent de front. D’un côté, le marché carbone entre dans une nouvelle phase. Les quotas gratuits commencent en effet à s’éteindre pour l’industrie et le CBAM s’applique aux importations les plus émettrices. En clair ? Importer de l’acier, du ciment, de l’aluminium ou de l’électricité devient plus coûteux si le carbone n’est pas intégré au prix !
Dans le même mouvement, l’Europe acte la sortie progressive du gaz russe. Dès le 1er janvier 2026, plus aucun nouveau contrat n’est en effet possible. Peu à peu, les accords existants commencent à s’éteindre.
Les nouveautés du secteur de l’énergie, les points à retenir
L’année 2026 s’accompagne de changements précis, déjà écrits noir sur blanc. Quels sont les points clés à retenir ?
- La fin de l’ARENH et la potentielle entrée en scène du VNU.
- La fiscalité évolue : accise sur l’électricité, accise sur le gaz, nouvelles dates de révision.
- Le solaire reste central, mais plus sélectif.
- Le stockage s’impose comme un passage obligé, aussi bien pour la stabilité du réseau que pour la valorisation de l’électricité produite.
- La réglementation s’épaissit, entre DPE, CEE et orientations européennes.
À vous d'anticiper ! Ne restez pas spectateur, agissez dès maintenant en optimisant vos contrats d’énergie et en vous équipant d’outils numériques intelligents. Place des Énergies vous apporte toutes ces solutions, afin de faciliter la gestion de votre énergie. On en discute ?
Sources :
- https://www.ren21.net/gsr-2025/technologies/solar-pv/
- https://www.pv-magazine.com/2025/05/06/global-pv-installations-may-hit-655-gw-this-year-says-solarpower-europe/
https://www.powershiftafrica.org/in-the-news/5-trends-to-watch-in-renewable-energy-in-2026
https://agpg-france.com/photovoltaique-evolutions-2026/
https://www.hellio.com/actualites/reglementation/cee-changements-industrie-transport
https://www.effy.fr/les-obligations-cee-enfin-connues-pour-2026