Tendances du marché de l'énergie du gaz et de l'électricité du 27 janvier 2026


Tendances gaz naturel
Cette semaine, le prix PEG du gaz sur l’EEX reste relativement stable, avec une tendance haussière. Il passe de 25,27 €/MWh le 20 janvier, à 25,57 €/MWh le 23 janvier, en passant par un pic à 26,02 €/MWh le 21 janvier. Comme d’habitude, le prix baisse en début de semaine, à 24,92 €/MWh le 26 janvier.
L’Europe attend des importations de GNL record en 2026, selon l’AIE
Les importations européennes de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) devraient augmenter de 7 % cette année pour dépasser 185 Gm³, un niveau record, selon l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE). Cette hausse s’explique par des besoins de remplissage des stockages en hausse et par des exportations de gaz plus importantes vers l’Ukraine.
En 2025, les importations avaient déjà progressé de 30 %, portées par l’arrêt du transit du gaz russe via l’Ukraine, la baisse des livraisons norvégiennes et une consommation plus soutenue. Les États-Unis restent le principal fournisseur de l’Europe, devant la Russie, dont les livraisons de GNL ont reculé de 10 % l’an dernier. La montée en puissance de la production mondiale de GNL, notamment en Amérique du Nord, devrait permettre une hausse simultanée des importations en Europe et en Asie. En parallèle, la demande européenne de gaz est attendue en baisse de 2 %, sous l’effet du développement des énergies renouvelables.

Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX est aussi plutôt stable, avec le même schéma de hausse en milieu de semaine dernière. Partant de 50,13 €/MWh le 20 janvier, le prix monte à 51,53 €/MWh le 21 janvier, pour redescendre à 50,80 €/MWh le 23 janvier. Cette semaine commence à 49,90 €/MWh pour le 26 janvier.
Le doublement d’une taxe inquiète la filière du solaire
Le doublement temporaire de l’impôt sur certaines centrales solaires pourrait fragiliser de nombreux producteurs et freiner l’investissement, a averti le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), le 23 janvier. La mesure viserait, entre 2027 et 2029, les installations mises en service avant 2021 via un quasi-doublement de l’IFER, censé rapporter 150 millions d’euros à l’État.
Pour le SER, l’argument gouvernemental d’une « rente » est contestable : certains projets concernés ont été attribués à des prix inférieurs à 60 €/MWh. Selon son président Jules Nyssen, cette réforme remettrait en cause des contrats conclus sur 20 ans et porterait atteinte à la confiance des investisseurs, dans un contexte déjà marqué par des précédents de modifications rétroactives. Par ailleurs, le projet de budget prévoit une légère baisse d’une taxe sur l’électricité pour les ménages et les entreprises, ainsi que la prolongation de tarifs réduits pour les industriels électro-intensifs. Le texte poursuit toutefois un parcours parlementaire encore incertain.

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