Tendances de l'énergie 24/02/2026


Tendances gaz naturel
Depuis un mois, le prix PEG du gaz sur l’EEX est relativement stable. Il connaît cependant une petite hausse sur la semaine dernière. Après avoir stagné autour de 25 €/MWh entre le 9 et le 18 février 2026, il grimpe à 26,86 €/MWh le 19 février. Il redescend le lendemain à 26,41 €/MWh pour remonter ce lundi 23 février à 26,55 €/MWh.
Stockage gazier : l’hiver 2026-2027 nettement moins valorisé
La valeur des capacités de stockage du gaz pour l’hiver 2026-2027 s’effondre. En France, les enchères se sont conclues à des niveaux nettement inférieurs à ceux de l’an dernier, reflet d’un contexte peu incitatif pour les fournisseurs. En cause, une structure de prix inhabituelle : depuis janvier, les contrats estivaux se négocient plus cher que ceux de l’hiver prochain. Ce renversement réduit l’intérêt économique d’injecter du gaz au printemps pour le revendre en période froide, jouant ainsi sur la demande de stockage.
Dans le détail, la majorité des volumes commercialisés par Storengy et Teréga ont trouvé preneur à des prix en fort recul. Parallèlement, les stocks français restent peu remplis, autour de 22,5 %, contre 32 % en moyenne dans l’UE selon Gas Infrastructure Europe. Le spread été-hiver sur le TTF, brièvement redevenu positif ces derniers jours, reste trop étroit pour restaurer l’attractivité du stockage à ce stade.

Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX est en hausse depuis le 10 février 2026, où il s’affichait à 48,71 €/MWh. Il augmente petit à petit jusqu’au 16 février à 49,87 €/MWh, puis prend 1 €/MWh par jour pour arriver à 53,30 €/MWh le 20 février. Le prix redescend légèrement le lundi 23 février à 53 €/MWh.
Les États-Unis menacent de quitter l’AIE
Les États-Unis ont lancé une mise en garde à l’égard de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) à Paris : si l’organisation ne réduit pas sa focalisation sur les scénarios liés au climat, Washington pourrait se retirer complètement. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a critiqué l’accent mis sur les projections « zéro émission » comme étant éloigné de la mission originelle axée sur la sécurité énergétique et les données, estimant que cela reflète une vision irréaliste du futur énergétique.
Cette position s’inscrit dans une stratégie américaine qui privilégie la production et l’exportation de combustibles fossiles, et qui dénonce les politiques climatiques comme des obstacles à la compétitivité. Wright a fixé un ultimatum d’environ un an pour que l’AIE ajuste son approche au risque de perdre le soutien financier et la participation des États-Unis, qui restent un contributeur majeur de l’agence.

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