Tendances de l'énergie gaz et électricité du 14/07/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX, après une belle descente fin juin, remonte à cause d’une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran. Dès le 8 juillet, le prix monte à 36,63 €/MWh, puis à 37,11 €/MWh le lendemain. Dans la matinée du 12 juillet, Washington a frappé 140 cibles militaires iraniennes, suite à des tirs de l’Iran sur des bateaux dans le détroit d’Ormuz. En conséquence, le prix passe à 38,44 €/MWh lundi 13 juillet, un prix non atteint depuis avril.

Washington ravive les tensions sur les prix du gaz
Les tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient autour du détroit d’Ormuz, après une nouvelle série de frappes américaines visant des installations stratégiques iraniennes. En réponse, Téhéran affirme avoir ciblé plusieurs bases américaines dans le Golfe et annonce une nouvelle fermeture du détroit, malgré les déclarations américaines assurant que le trafic maritime se poursuit.
Cette incertitude entretient la pression sur les marchés de l’énergie. Si le Brent a déjà bondi de plus de 4 %, les prix du gaz restent également sensibles à l’évolution de la situation. Plus de 20 % du commerce mondial de GNL transite en effet par le détroit d’Ormuz. Toute menace durable sur cette route stratégique pourrait perturber les approvisionnements internationaux et alimenter une nouvelle hausse des prix du gaz en Europe cet été.

Tendances électricité
L’électricité est sous tension à cause des fortes chaleurs. D’un côté, la demande augmente pour les besoins en termes de climatisation et de refroidissement, de l’autre, les centrales nucléaires sont mises à l’arrêt pour des raisons écologiques. Ainsi, le prix passe de 56,89 €/MWh le 1er juillet, à 60,40 €/MWh le 9, soit 3,21 €/MWh en 8 jours. Lundi 13 juillet, l’électricité augmente à 61,26 €/MWh principalement à cause de la hausse du prix du gaz.
La chaleur réduit la production nucléaire française
La vague de chaleur continue de peser sur le parc nucléaire français. Le 12 juillet, EDF a arrêté trois réacteurs situés sur des fleuves et abaissé la puissance de sept autres afin de respecter les limites environnementales liées au réchauffement des cours d’eau. Ces ajustements concernent notamment les centrales du Bugey, de Chooz, de Golfech, de Saint-Alban et du Blayais.
Ces réductions de production ne remettent pas en cause la sûreté des installations, mais visent à limiter l'impact des rejets thermiques sur les écosystèmes aquatiques. Pour garantir l'équilibre du réseau électrique, une dérogation temporaire a toutefois été accordée à la centrale du Bugey jusqu'au 20 juillet, avec un renforcement de la surveillance environnementale. Ces épisodes illustrent l'impact croissant des fortes chaleurs sur la production d'électricité nucléaire, alors que cette filière fournit près de 70 % de l'électricité en France.
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