Tendances de l'énergie gaz et électricité du 09/06/2026


Tendances gaz naturel
En cette première semaine du mois de juin, le prix PEG du gaz sur l’EEX est stable. Il varie de quelques centimes seulement, restant autour des 36 €/MWh, malgré le détroit d’Ormuz toujours sous tension. Le prix est à surveiller pour cette semaine, après de nouvelles frappes d’Israël contre l’Iran. Pour ce lundi, la hausse est modérée, à 36,64 €/MWh le 8 juin.

Décryptage du marché gazier français
Le marché gazier français évolue sur plusieurs fronts. D’un côté, le gouvernement ajuste le mécanisme des certificats de production de biogaz, afin d’accompagner la montée en puissance du biométhane injecté dans les réseaux. Les producteurs bénéficieront désormais de règles simplifiées et d’un soutien renforcé, alors que la France vise plus de 28 TWh de biométhane d’ici 2035. En parallèle, l’État relance plusieurs dispositifs de décarbonation industrielle pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
De l’autre côté, les tensions géopolitiques continuent de peser sur les prix de l’énergie. La consommation française de carburants routiers a reculé de 12 % en mai, sous l’effet de la hausse des prix à la pompe et des changements d’habitudes des ménages. Sur les marchés gaziers européens, la volatilité s’intensifie également : des algorithmes de trading automatisés amplifient désormais les variations du TTF, réagissant en quelques millisecondes aux annonces liées au conflit au Moyen-Orient.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX est aussi plutôt stable, passant de 57,38 €/MWh le 1ᵉʳ juin à 56,75 €/MWh le 5 juin. En France, l’électricité est soutenue par une production nucléaire en bonne forme, mais est toujours soumise aux variations du prix du gaz. À voir si la nouvelle escalade au Moyen-Orient a un impact sur les prix. Le prix monte doucement en ce lundi 8 juin, à 57,15 €/MWh.

Prix négatifs de l’électricité : un nouveau signal du marché
Les épisodes de prix négatifs se multiplient sur le marché français de l’électricité. Depuis janvier, RTE a déjà recensé plus de 300 heures sous zéro, un phénomène désormais visible dès la fin de l’hiver. Ces épisodes résultent d’une production abondante, portée notamment par le solaire et l’éolien, face à une consommation parfois insuffisante, surtout lors des week-ends prolongés du printemps.
Pour RTE, cette situation traduit surtout une meilleure résilience du système électrique français. La forte disponibilité du nucléaire et les capacités d’exportation permettent de limiter l’impact de la flambée du gaz et du pétrole liée aux tensions autour d’Ormuz. Les prix bas restent toutefois un défi pour les producteurs et renforcent le besoin de flexibilité : batteries, pilotage de la consommation et recharge intelligente des véhicules électriques deviennent des leviers pour équilibrer le réseau.
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