Le marché français de l’électricité s’apprête à vivre un vrai tournant ! Avec l’arrivée du Versement Nucléaire Universel (VNU) en 2026, l’ARENH tire sa révérence après plus d’une décennie à structurer la concurrence. Pendant des années, les fournisseurs alternatifs ont en effet pu compter sur un accès régulé à 42 €/MWh, jusqu’à 100 TWh par an. Un repère stable, presque rassurant, dans un marché souvent imprévisible.

Mais cette page se tourne ! Place au VNU, qui introduit une nouvelle mécanique : un prix de marché pleinement assumé, une redistribution liée aux revenus excédentaires, mais surtout un cadre concurrentiel repensé. De quoi créer, pour les fournisseurs alternatifs, un mélange d’incertitudes, mais peut-être aussi d’opportunités ! Place des Énergies fait le point sur la situation.

 

Le VNU arrive, c’est la fin de l’ARENH !

 

Avant d’entrer dans le nouveau cadre, un petit retour s’impose sur ce qui a fait fonctionner le marché pendant plus de dix ans… et pourquoi tout change enfin !

 

L’ARENH : un dispositif longtemps avantageux

 

Pendant plus de quatorze ans, l’ARENH a servi de repère pour toute la concurrence. Mis en place par la loi NOME en 2010, il offrait aux fournisseurs alternatifs un accès vital à l’électricité nucléaire d’EDF, jusqu’à 100 TWh par an, à un tarif fixe de 42 €/MWh. Grâce à cette base claire, ils pouvaient construire des offres compétitives et amortir les variations parfois brutales du marché de gros.

Mais une fois le seuil atteint, tout basculait ! Les achats se poursuivaient sur les marchés… souvent à des niveaux bien plus élevés. D’où l’intérêt immense de ce volume régulé ! Son prix était calculé par la CRE selon plusieurs postes de coûts : 

  • investissements, 

  • exploitation, 

  • maintenance, 

  • démantèlement. 

 

Ce cadre donnait à tout le monde une certaine visibilité, tout en contenant les tarifs et en soutenant la diversité des offres.

Oui, mais… Cette stabilité avait malheureusement un coût. Le dispositif était en effet pensé pour une autre époque, avec une demande plus prévisible et un marché moins sous tension. Sa disparition fin 2025 n’est donc pas une surprise… même si elle suscite logiquement beaucoup de questions.

 

Au revoir l’ARENH, bonjour le VNU

 

Avec le temps, les limites de l’ARENH ont éclaté au grand jour. En effet, le plafond de 100 TWh ne correspondait plus vraiment à la réalité du marché. Résultat : 

 

  • une dépendance plus forte aux prix de gros, 

  • une volatilité importante,

  • un bouclier tarifaire qui pesait lourd dans les comptes publics. 

 

Bref, le système n’était tout simplement plus adapté !

Dès janvier 2026, le Versement Nucléaire Universel vient donc remplacer ce cadre. Un prix moyen de 70 €/MWh sur 15 ans, une libéralisation totale des volumes et un mécanisme de redistribution en cas de prix élevés. Vous l’aurez compris, le fonctionnement change en profondeur ! 

À présent, EDF vendra sa production au marché, mais devra reverser une part de ses revenus excédentaires aux consommateurs. Au-delà de 78 €/MWh, la redistribution grimpe à 50 %, puis à 90 % au-delà de 110 €/MWh. Et si les prix tombent sous 70 €/MWh, l’État compense via un contrat pour différence.

Objectif : lisibilité et stabilité ! 

Ambition : limiter les écarts extrêmes !

 

VNU 2026 : les risques et opportunités pour les fournisseurs alternatifs

 

Vous vous apprêtez à entrer dans une nouvelle ère où tout peut bouger : le passage au Versement Nucléaire Universel (VNU) redessine les règles du jeu. Pour les fournisseurs alternatifs, c’est un casse-tête… ou un terrain de jeu !

D’un côté, le risque monte d’un cran. Avec la fin du ARENH, plus de tarif garanti à 42 €/MWh. Vous devez désormais acheter votre électricité sur le marché, au prix réel. Les conséquences :

 

  • une plus grande sensibilité aux fluctuations, 

  • une incertitude sur les coûts, 

  • une marge sous pression. 

 

Et si le prix de gros s’envole ? Dans ce cas, difficile de stabiliser une offre compétitive sans jouer serré !

Mais le VNU n’est pas uniquement synonyme de danger : il ouvre également des opportunités. Le mécanisme prévoit en effet que, lorsque le prix dépasse certains seuils, une part des revenus supplémentaires d’EDF soit redistribuée sous forme de réduction sur les factures.

En tant que fournisseur alternatif, cela pourrait vous offrir un levier de confiance auprès des clients. Voyez-le comme un avantage marketing non négligeable, à condition de structurer une offre claire, transparente.

Autre avantage de taille : la disparition du plafond d’achat (100 TWh sous l’ARENH) rend votre sourcing plus souple. Vous pourrez à présent mixer différents types d’approvisionnement, négocier sur le long terme, voire même explorer des approches plus vertes.

 

Place à une nouvelle dynamique concurrentielle avec le Versement Nucléaire Universel

 

Le VNU ouvre un nouveau chapitre, avec plus de liberté… mais aussi plus d’exigence pour les fournisseurs alternatifs. Le mot « concurrence » est plus que jamais à l’ordre du jour !

 

Un terrain de jeu où l’innovation redevient essentielle

 

L’accès au marché libre remet tout le monde sur la même ligne de départ. Cette fois, la différence se fera sur la capacité à proposer une offre lisible, flexible, mieux alignée sur les besoins réels des entreprises. Les fournisseurs capables de mixer des approvisionnements, d’intégrer davantage de renouvelables ou d’adapter leurs durées de contrat auront donc une longueur d’avance. 

À retenir : le VNU pousse à repenser les stratégies et à dynamiser les approches commerciales. Aux fournisseurs alternatifs de savoir en disposer !

 

Vers une concurrence entre fournisseurs plus saine… mais plus exigeante !

 

La redistribution des revenus excédentaires apporte un nouveau repère pour les clients, ce qui ouvre la voie à plus de transparence. Les clients pourront en effet comparer les offres plus facilement, incitant les fournisseurs à être plus clairs dans leurs tarifs et leurs engagements. Mais attention, cette clarté demande aussi une gestion du risque plus fine ! Volatilité, exposition au marché, timing d’achat… les règles du jeu se corsent et les décisions deviennent plus techniques.

 

Le rôle du courtier en énergie dans cette nouvelle donne

 

Dans un marché qui change aussi vite, il est facile de sentir seul face aux nouveaux signaux du VNU. C’est justement là que le courtier en énergie devient un vrai partenaire stratégique. Ses tâches sont nombreuses : 

 

  • suivre les évolutions réglementaires au quotidien, 

  • surveiller les prix, 

  • comparer les offres,

  • aider les consommateurs à comprendre ce que ces nouvelles règles impliquent pour chacun. 

 

Ainsi, avec la fin de l’ARENH et une exposition plus forte au marché, son accompagnement prend encore plus d’importance qu’auparavant. Il analyse le profil de consommation, identifie les périodes sensibles, évalue les risques et construit pour les consommateurs des stratégies adaptées. Des questions ? Nos experts en énergie vous répondent !

 

VNU et fournisseurs alternatifs, en bref


Nous l’avons bien compris, le VNU marque un tournant dans le monde mouvant de l’électricité et son impact sur les factures sera sûrement significatif. Il bouscule les habitudes et redistribue les cartes, tout en poussant chaque acteur à revoir sa manière de penser l’énergie. Et cette nouvelle ère peut devenir une chance si vous avancez avec les bons outils et les bonnes alliances ! En vous entourant d’un courtier qui maîtrise ces mécanismes, vous gardez un temps d’avance, vous sécurisez votre budget et vous transformez un marché plus exigeant en terrain fertile pour de nouvelles stratégies.