Gaz naturel

 

 

 

 

 

Après avoir suivi une tendance à la baisse marquée sur la première partie de juillet, les prix du gaz ont connu un soubresaut à partir du 19. Ce mouvement n’est pas dû à un changement des fondamentaux et une correction à la baisse a eu lieu ces derniers jours. Cela montre toutefois que le marché reste peu liquide et volatile. 

 

 

 

Fondamentalement, la situation du système gazier européen reste confortable avec un surplus d'approvisionnement sur le court-terme et de bonnes perspectives hivernales. Les stockages de gaz européens devraient être pleins d’ici septembre.  

 

 

La demande estivale demeure faible. Seule une conjonction d'événements défavorables (température froide + arrêt total des flux russes) pourrait réellement mettre en danger l'approvisionnement sur l’hiver prochain. 

 

 

 

 

 

Electricité 

 

 

 

 

 

Pour l'électricité, le contexte est baissier sur le court-terme (sur les mois à venir) mais les prix sur les échéances calendaires se maintiennent avec le même soubresaut que celui observé sur le marché du gaz.

 

 

Le parc nucléaire français affiche une disponibilité légèrement supérieure au prévisionnel de production d’EDF, ce qui nous laisse plutôt optimiste sur cet hiver. S’il n’y a pas d’annonce de l’ASN/EDF à la rentrée, on peut espérer un hiver 2023-2024 avec une marge bien plus large que l’année dernière.  

 

A noter que les températures élevées du Rhône ont conduit à des baisses de production sur la centrale de Bugey. 

 

 

Sur le spot la production solaire maintient les prix bas en milieu de journée, tout spécialement les week-end où de nombreuses heures de prix négatifs ont été enregistrées.