Tendances de l'énergie gaz et électricité du 30/06/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX continue sa baisse modérée depuis l’accalmie au Moyen-Orient. Globalement, sur le mois de juin 2026, le prix n’a cessé de descendre, passant de 36,41 €/MWh le 1er juin à 32,88 €/MWh le 28, soit une baisse de 3,53 €/MWh sur le mois. Pour le lundi 29 juin, le prix remonte légèrement à 33,48 €/MWh.

Le GNL russe résiste aux sanctions européennes
Malgré le durcissement des sanctions européennes, les importations de GNL russe dans l’Union européenne ont encore progressé de 4 % en mai. Selon le CREA (Centre for Research on Energy and Clean Air), les achats européens ont représenté 966 millions d’euros sur le mois, dont 253 millions pour la France, 337 millions pour l’Espagne et 252 millions pour la Belgique. Le GNL compte désormais pour 42 % des importations européennes de combustibles fossiles russes.
Dans le même temps, les revenus tirés par la Russie de ses exportations d’énergies fossiles ont atteint 726 millions d’euros par jour en mai, en hausse de 2 % sur un mois. Le pétrole brut reste la principale source de recettes avec 362 millions d’euros quotidiens. Cette évolution montre les difficultés de l’Europe à réduire rapidement sa dépendance énergétique, malgré les restrictions mises en place depuis 2022.
Tendances électricité
Sur la semaine dernière, le prix de l’électricité sur l’EEX a poursuivi sa douce baisse. En juin, le prix est resté stable, contrairement à celui du gaz qui a diminué. L’électricité a tourné autour de 57 €/MWh tout au long du mois, passant de 57,38 €/MWh le 1er juin, à 55,58 €/MWh le 28, pour une baisse totale de 1,8 €/MWh en juin. Lundi 29, le prix remonte un peu à 56,32 €/MWh.

Canicule sous tension pour le nucléaire français
Les fortes chaleurs ont commencé à peser sur la production nucléaire française. EDF estime que près de 8,7 % de la capacité installée du parc a été temporairement affectée cette semaine, soit environ 5,5 GW indisponibles. Trois réacteurs ont été arrêtés, notamment à Bugey, Golfech et Nogent-sur-Seine, tandis que plusieurs autres sites ont réduit leur puissance pour respecter les limites environnementales liées au réchauffement des cours d’eau.
Malgré ces restrictions, RTE et EDF assurent que l’approvisionnement électrique reste sécurisé. Les centrales à gaz ont été davantage sollicitées pour compenser la baisse du nucléaire, représentant jusqu’à 8 % de la production nationale durant certains pics de consommation. EDF souligne également que la France continue d’exporter de l’électricité vers ses voisins grâce à la solidité globale de son parc de production bas carbone.
À lire cette semaine : Analyse du marché électricité et gaz naturel juin 2026