Tendances de l'énergie gaz et électricité du 28/07/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX subit toujours l’escalade des tensions autour du détroit d’Ormuz. En une journée, il passe de 41,81 €/MWh le 21 juillet à 43,35 €/MWh le 22, puis à 44,85 €/MWh le 24. Grâce à une accalmie des bombardements dans la nuit du 24 juillet, le prix redescend à 41,83 €/MWh pour ce lundi 27 juillet.

L’OTAN renforce ses infrastructures énergétiques
Les pays membres de l’OTAN ont validé un vaste programme de 27 milliards d’euros destiné à moderniser et étendre leur réseau d’oléoducs en Europe. L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement en carburant des forces alliées grâce à de nouvelles capacités de stockage, de distribution et de transport. Ce chantier, qui s’étalera sur près de 25 ans, vise avant tout à renforcer la résilience logistique de l’Alliance.
Même si ce projet concerne principalement les produits pétroliers, il rappelle l’importance stratégique des infrastructures énergétiques dans le contexte géopolitique actuel. Les tensions internationales continuent d’alimenter l’incertitude sur les marchés de l’énergie, y compris celui du gaz. Cette prime de risque contribue à soutenir les prix du gaz en Europe, qui restent sensibles à toute évolution de la situation sécuritaire et des chaînes d’approvisionnement.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX suit celui du gaz pour la semaine dernière. Lui aussi gagne quelques euros entre le 21 et le 22 juillet, passant de 66,07 €/MWh à 69,68 €/MWh. Après une pointe à 70,56 €/MWh le 24 juillet, il redescend à 66,99 €/MWh le lundi 27.

L’électricité mondiale poursuit sa croissance
La demande mondiale d'électricité devrait continuer d'augmenter en 2026, portée par l'essor des véhicules électriques, des pompes à chaleur, de la climatisation et des data centers. La Chine resterait le principal moteur de cette progression, tandis que l'Europe verrait également sa consommation accélérer avec l'électrification des usages et des besoins en augmentation liés aux épisodes de chaleur.
Cette hausse de la demande ne sera toutefois pas couverte uniquement par les énergies bas carbone. Malgré une forte progression du solaire, qui devrait dépasser l'éolien en production mondiale, le recours au charbon pourrait aussi augmenter en raison de la hausse des prix du gaz naturel, alimentée par les tensions au Moyen-Orient. Résultat : les émissions de CO₂ du secteur électrique mondial pourraient encore progresser d'environ 1 % en 2026.
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