Tendances de l'énergie gaz et électricité du 28/04/2026


Tendances gaz naturel
Après une baisse du prix PEG du gaz sur l’EEX pendant la première trêve entre l'Iran et Israël/États-Unis, celui-ci remonte. Même si une nouvelle trêve a été décidée par Donald Trump, le blocage du détroit d’Ormuz persiste, entraînant une nouvelle flambée des prix. Il passe de 32,38 €/MWh le 17 avril, à 36,64 €/MWh le 24 avril, soit une hausse de 4,26 €/MWh en quelques jours. Il descend légèrement ce lundi, à 36,33 €/MWh le 27 avril.

TotalEnergies propose des alternatives à Ormuz
Le blocage prolongé du détroit d’Ormuz pousse TotalEnergies à réclamer de nouvelles solutions logistiques. Son PDG Patrick Pouyanné estime que les producteurs doivent renforcer la sécurité des approvisionnements en développant davantage d’oléoducs et de gazoducs capables de contourner ce passage stratégique. Selon lui, la dépendance mondiale à ce corridor maritime expose durablement les marchés à des tensions majeures.
Le dirigeant souligne que les stocks disponibles ont largement amorti le choc initial, mais prévient qu’une crise prolongée pourrait rapidement déboucher sur des pénuries, notamment en Asie. Dans le bassin atlantique, la situation reste encore gérable, mais plus le blocage dure, plus la pression grimpe sur les prix et sur les flux énergétiques. TotalEnergies affirme déjà subir l’impact du conflit, avec une baisse sensible de sa production régionale. Pour le groupe, sécuriser les routes d’exportation devient désormais un enjeu aussi stratégique que la production elle-même.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EXX suit ceux du gaz et les tensions au Moyen-Orient. Après un pic à 59,06 €/MWh le 27 mars, il était redescendu à 51,82 €/MWh le 20 avril. Mais il repart en hausse, et prend 3,09 €/MWh pour arriver à 54,90 €/MWh le 24 avril. Comme chaque lundi, le prix redescend à 54,01 €/MWh le 27 avril.

EDF renforce sa filière nucléaire à Chalon-sur-Saône
Arabelle Solutions, filiale d’EDF dédiée aux équipements nucléaires, va lancer une nouvelle usine à Chalon-sur-Saône. Le projet représente 100 millions d’euros d’investissement et doit créer 160 emplois qualifiés d’ici 2030. Le site produira de grands échangeurs thermiques destinés aux futurs réacteurs EPR2 français, mais aussi à l’export, confirmant la volonté de relancer toute la chaîne industrielle du nucléaire.
Les travaux doivent démarrer en 2027 sur une ancienne friche industrielle déjà prête à accueillir rapidement une activité. Pour les pouvoirs publics, cette implantation illustre la stratégie mêlant souveraineté énergétique, réindustrialisation et électricité bas carbone. Elle intervient après d’autres annonces, dont l’extension du site de Belfort. EDF cherche à sécuriser les capacités industrielles nécessaires au nouveau programme nucléaire français, alors que l’électrification des transports, du bâtiment et de l’industrie doit accroître la demande d’électricité dans les prochaines années.
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