Tendances de l'énergie gaz et électricité du 27/10/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX est toujours sous tension. Après une légère acalmie le 20 octobre à 68,58 €/MWh, le prix repart en hausse. Il atteint même 75,39 €/MWh le 23 octobre, soit une augmentation de 6,81 €/MWh en trois jours. Lundi 26 octobre, le prix grimpe à 77,12 €/MWh.

Les tensions gazières iraniennes rappellent la vulnérabilité de l’Europe
À l’approche de l’hiver, l’Iran appelle ses habitants à réduire leur consommation de gaz de 10 %, alors que les dégâts causés par la guerre fragilisent ses capacités de production. Téhéran anticipe un déficit pouvant atteindre 250 millions de mètres cubes par jour durant la saison froide. Cette situation illustre les difficultés d’approvisionnement auxquelles peuvent être confrontés les pays lorsque leurs infrastructures énergétiques sont endommagées et que la demande de chauffage augmente.
En Europe, les inquiétudes sont également fortes. Les stocks de gaz restent particulièrement bas pour la saison et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz limitent les livraisons mondiales de GNL. La France, qui dépend en partie des importations pour couvrir ses besoins, reste exposée aux tensions sur les marchés internationaux. La maîtrise de la consommation et la sécurisation des approvisionnements seront déterminantes cet hiver.
Tendances électricité
La courbe des prix de l’électricité sur l’EEX suit celle des prix du gaz. De 109,81 €/MWh le 19 octobre, le prix baisse à 106,67 €/MWh le lendemain, pour repartir immédiatement à la hausse. Il prend ensuite 10,77 €/MWh en 3 jours, pour arriver à 117,44 €/MWh le 23 octobre. Le prix continue sa hausse, à 121,35 €/MWh le 26 octobre.

Le parc nucléaire français pourrait fonctionner au-delà de 60 ans
L’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) estime qu’aucun obstacle technique insurmontable n’empêche, à ce stade, d’envisager une exploitation des réacteurs d’EDF au-delà de 60 ans. Cette perspective reste toutefois conditionnée à des études complémentaires sur le vieillissement des installations et à la démonstration de leur sûreté. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 2 décembre, avant la publication de l’avis définitif.
Cette réflexion répond aussi à un enjeu de sécurité d’approvisionnement : sans prolongation, plusieurs réacteurs pourraient s’arrêter sur une période rapprochée, fragilisant les capacités de production françaises. L’ASNR souligne néanmoins différents défis, notamment les effets du changement climatique sur le fonctionnement des centrales et la nécessité d’évaluer chaque site. Aucune prolongation n’est acquise, chaque réacteur restera soumis à des réexamens périodiques et à des exigences de sûreté strictes.
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