Tendances de l'énergie gaz et électricité du 22/09/2026


Tendances gaz naturel
Cette semaine, par rapport aux précédentes, le prix PEG du gaz sur l’EEX baisse légèrement. Après avoir atteint les 60 €/MWh le 14 septembre, il redescend à 56,63 €/MWh le 17. Il repart en hausse dès le lendemain, à 58,65 €/MWh, pour chuter à 55,98 €/MWh le 21 septembre.

Les tensions sur le pétrole entretiennent la pression sur le gaz
La crise au Moyen-Orient continue de perturber les marchés de l’énergie. L’AIE a une nouvelle fois revu à la baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2026, désormais attendue à 102,44 millions de barils par jour. Cette révision s’explique par le renchérissement des hydrocarbures et la persistance des tensions autour du détroit d’Ormuz.
Ces perturbations pèsent également sur le marché du gaz, alors que le GNL doit déjà composer avec des flux réduits depuis le Golfe et une forte concurrence entre acheteurs européens et asiatiques. La prolongation des tensions pourrait maintenir une pression haussière sur les cours du gaz à l’approche de l’hiver.
Tendances électricité
La tendance de l’électricité suit celle du gaz. Sur l’EEX, après un pic à 92,80 €/MWh le 14 septembre, le prix descend à 84,16 €/MWh le 17. Il remonte aussi le 18 septembre à 87 €/MWh, mais redescend à 83,42 €/MWh le 21 septembre.

Une ligne THT contestée pour alimenter Fos-sur-Mer
RTE prévoit la construction d’une ligne très haute tension de 65 km entre le Gard et Fos-sur-Mer, afin de renforcer le réseau électrique régional. Cette infrastructure doit répondre à l’augmentation des besoins en électricité de la zone industrialo-portuaire, portée par les projets de décarbonation et de réindustrialisation. Les besoins pourraient atteindre 4 000 à 5 000 MW dès 2030, puis 7 000 MW à l’horizon 2040.
Le projet suscite une forte opposition locale en raison de son passage aérien à travers les Costières de Nîmes, la Camargue et la Crau. Agriculteurs, associations et élus redoutent les conséquences sur les paysages, les activités agricoles et la biodiversité. RTE défend, de son côté, un tracé conçu pour limiter son impact et une mise en service autour de 2030, alors que l’enquête d’utilité publique pourrait être engagée prochainement.