Tendances de l'énergie gaz et électricité du 20/10/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX continue sa montée. En un mois, il passe de 58,65 €/MWh le 18 septembre à 70,95 €/MWh le 19 octobre, soit une hausse de 12,33 €/MWh. Cette tension qui ne semble pas s’apaiser est maintenue par les conflits toujours croissants dans le Gofle, mais aussi entre la Russie et l’Ukraine. À cela s’ajoute un remplissage des stocks toujours faible à l’approche de la saison hivernale.

La France cherche à sécuriser ses approvisionnements en gaz
Emmanuel Macron se rend du 19 au 21 octobre au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar pour renforcer la sécurité énergétique française. Cette tournée intervient alors que les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz fragilisent les échanges d’hydrocarbures. Le Qatar, acteur majeur du marché mondial du GNL, occupe une place stratégique dans ces discussions.
Accompagné de représentants de TotalEnergies et d’Engie, le président entend diversifier les approvisionnements et sécuriser les voies de livraison. L’enjeu est de limiter les conséquences de la crise sur les marchés énergétiques, alors que les tensions sur les flux de GNL peuvent accentuer la concurrence entre pays importateurs et entretenir la volatilité des prix. La tournée doit également favoriser le retour à une circulation maritime plus sûre dans la région.
Tendances électricité
Les tensions sur le prix du gaz ont un impact direct sur ceux de l’électricité. Sur l’EEX, il a dépassé la barre des 100 €/MWh la semaine dernière et continue sa flambée en arrivant à 109,61 €/MWh le 16 octobre. Ce 19 octobre, le prix monte encore, mais très légèrement, à 109,81 €/MWh, mais la barre des 110 €/MWh devrait être franchie avant la fin de la semaine.

Le prochain rapport du Giec retardé par des désaccords entre États
Réunis à Addis-Abeba, les 195 gouvernements membres du Giec n’ont pas réussi à s’accorder sur le calendrier de publication de son septième rapport climatique. Les scientifiques souhaitaient finaliser leurs travaux avant fin 2028, afin que leurs conclusions puissent éclairer les prochaines étapes des négociations internationales sur le climat. Plusieurs pays défendent toutefois une publication en 2029, invoquant le temps nécessaire pour consolider les données scientifiques.
Ce désaccord intervient alors que les États doivent renforcer leurs engagements de réduction des émissions et accélérer la transformation de leurs systèmes énergétiques. Le rapport du Giec doit apporter des connaissances actualisées sur les impacts du réchauffement et les moyens de l’atténuer. Son calendrier reste donc un enjeu important pour les politiques de décarbonation, dont l’évolution influence à terme les choix d’investissement dans les énergies fossiles et renouvelables. Aucune nouvelle date n’a encore été fixée.
Article à lire cette semaine : ETI, grandes entreprises : les aides pour faire face à la hausse des prix de l’énergie