Tendances de l'énergie électricité et gaz du 17/03/2026


Tendances gaz naturel
Dans un contexte de tensions géopolitiques élevées, le prix PEG du gaz sur l’EEX repart à la baisse, mais reste haut. Après un pic à 38,36 €/MWh le 9 mars, le prix perd 4,28 €/MWh dès le 10 mars, à 34,08 €/MWh. Puis, le prix remonte doucement, pour revenir à 36,12 €/MWh le 13 mars. Cette rehausse continue en début de semaine, avec 36,99 €/MWh pour le 16 mars.
Le gaz européen reste sous pression après les tensions dans le détroit d’Ormuz
Les prix du gaz en Europe grimpent en début de semaine, malgré les appels de Donald Trump à une mobilisation internationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Sur le hub Title Transfer Facility, le contrat de référence pour livraison le mois suivant est en hausse, les marchés restant préoccupés par une possible interruption durable des flux de GNL. Le passage maritime concentre habituellement près d’un cinquième de l’offre mondiale, notamment en provenance du Qatar et des Émirats arabes unis.
Malgré les annonces politiques, les acteurs du secteur estiment que la situation reste trop risquée pour une reprise rapide du trafic. Les exportations qataries sont à l’arrêt et les armateurs restent prudents face aux menaces sécuritaires. Même en cas d’apaisement militaire, le retour à la normale pourrait prendre du temps, car les opérateurs attendent des garanties avant de réengager leurs navires dans la zone. En attendant, le marché continue d’intégrer une prime de risque géopolitique dans les prix.

Tendances électricité
La courbe des prix de l’électricité sur l’EEX s’aligne avec celle des prix du gaz. Après un pic à 61,67 €/MWh le 9 mars, le prix redescend à 56,95 €/MWh le lendemain (- 4,72 €/MWh). Cependant, contrairement au gaz, le prix de l’électricité continue sa baisse, pour arriver à 55,87 €/MWh le 16 mars.
La France relance la piste des réacteurs à neutrons rapides
La France pourrait franchir une nouvelle étape dans sa stratégie nucléaire. L’Élysée a annoncé le lancement d’études pour préparer un éventuel réacteur à neutrons rapides, avec une décision attendue d’ici 2030. L’objectif est de développer une filière capable de recycler davantage de combustible et, à long terme, de réduire la dépendance du pays aux importations d’uranium. Ces technologies pourraient fonctionner avec de l’uranium appauvri et du plutonium, valorisant des matières déjà présentes dans le cycle nucléaire. Paris avait déjà exploré cette voie par le passé avec les programmes Superphénix et Astrid.
En parallèle, le gouvernement confirme sa volonté d’avancer sur le programme de nouveaux réacteurs EPR2. Une décision finale d’investissement pour six unités doit intervenir d’ici la fin de l’année, avec une première mise en service envisagée à la fin des années 2030. L’État prévoit un soutien financier important pour ce projet destiné à renouveler progressivement un parc nucléaire vieillissant.

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