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Tendance et Analyses du marché
Publié le 17/02/2026

Tendances de l'énergie 17/02/2026

Prix du gaz autour de 25 €/MWh, légère remontée de l’électricité, incertitudes sur le GNL russe de TotalEnergies et nouvelle PPE 2035 axée sur le nucléaire : les signaux clés à retenir cette semaine.
Pauline THEISSOT
Pauline THEISSOT
Tendances du marché de l'énergie

Tendances gaz naturel

Le prix PEG du gaz sur l’EEX reste stable tout au long de la semaine dernière. Il tourne autour des 25 €/MWh sans jamais les dépasser ou les descendre. Globalement depuis un mois, le prix du gaz reste stable, oscillant entre les 24 €/MWh et 26 €/MWh. Le 16 février, le prix baisse de quelques centimes pour arriver à 25,49 €/MWh.

GNL russe : TotalEnergies face au flou juridique des sanctions européennes

TotalEnergies pourrait être contraint de stopper la commercialisation du GNL issu du projet Yamal, en Russie, à mesure que les sanctions européennes contre Moscou entrent en application. Son PDG, Patrick Pouyanné, a indiqué que le groupe échange actuellement avec la Commission européenne et Bercy pour clarifier la portée du texte. En ligne de mire : l’interdiction d’importer du GNL russe dans l’UE d’ici l’automne 2027, devenue juridiquement contraignante cette semaine, avec un impact sur les contrats long terme dès le 1er janvier prochain. La question est de savoir si une entreprise européenne pourra encore vendre du GNL russe à des clients hors UE. Si le texte l’interdit, TotalEnergies assure qu’il s’y conformera, tout en soulignant des zones d’ombre juridiques.

Le groupe détient 20 % de l’usine Yamal LNG, opérée par Novatek, et dispose d’un contrat d’achat de 4 Mt/an jusqu’en 2032. Dans le même temps, le dirigeant anticipe une forte hausse des besoins européens en GNL pour compenser la disparition progressive des flux russes, alors que l’UE poursuit sa stratégie de sortie de dépendance engagée depuis 2022.


Prix du gaz

Tendances électricité

Le prix de l’électricité sur l’EEX, qui avait légèrement baissé le 10 février à 48,71 €/MWh remonte doucement tout au long de la semaine. Il arrive à 50,53 €/MWh le 13 février, puis redescend très légèrement à 48,87 €/MWh le 16 février.

PPE : cap renforcé sur le nucléaire, cadence ajustée pour les renouvelables

Le gouvernement a dévoilé sa nouvelle feuille de route énergétique à l’horizon 2035, avec un signal clair, le nucléaire redevient la colonne vertébrale du système électrique français. Présentée par Sébastien Lecornu, la nouvelle Programmation Pluriannuelle de l'Énergie confirme la construction de six EPR2 et acte l’abandon du projet de fermeture de 14 réacteurs. L’objectif est de porter la production nucléaire à 380-420 TWh dès 2030, contre 320 TWh en 2023, en optimisant le parc existant. La fourchette haute serait maintenue jusqu’en 2035. Les nouveaux réacteurs, eux, n’entreraient en service qu’à partir de 2038.

Côté énergies renouvelables, les ambitions sont revues à un niveau jugé plus atteignable. Le solaire viserait 55-80 GW en 2035 (48 GW dès 2030), un rythme plus modéré que les projections évoquées ces derniers mois. L’éolien terrestre atteindrait 35-40 GW en 2035, avec un accent mis sur le renouvellement des parcs existants. De son côté, l’éolien en mer, la cible est fixée à 15 GW, en retrait par rapport aux versions précédentes. La France table sur 650-693 TWh d’électricité décarbonée en 2035, tirée par l’électrification des usages. La stratégie inclut aussi 8 GW d’hydrogène bas-carbone, un renforcement du stockage hydraulique et une montée en puissance du biométhane. Les investissements réseaux sont estimés à 100 milliards d’euros d’ici 2040, dans un contexte où les coûts de soutien aux renouvelables devraient reculer progressivement.

Prix de l'électricité

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