Tendances de l'énergie gaz et électricité du 15/09/2026


Tendances gaz naturel
Depuis la mi-août, le prix PEG du gaz sur l’EEX ne cesse d’augmenter. En un mois, il a pris 17,16 €/MWh, passant de 42,84 €/MWh le 14 août à 60 €/MWh le 14 septembre. Cette hausse s’explique par les tensions sur les approvisionnements en GNL : la baisse des flux en provenance du Moyen-Orient pousse l’Europe à entrer davantage en concurrence avec l’Asie pour attirer les cargaisons disponibles, alors que ses stocks restent faibles à l’approche de l’hiver.

109 territoires mobilisés pour accélérer l’électrification
Le gouvernement lance un programme destiné à accélérer l’électrification des usages dans 109 territoires, représentant 6 676 communes. Jusqu’en 2030, l’État et l’Ademe accompagneront ces collectivités dans leurs projets pour remplacer le gaz et le fioul par l’électricité dans les bâtiments, développer les bornes de recharge et électrifier certains procédés industriels et artisanaux.
Le dispositif doit permettre aux territoires de construire leur propre feuille de route, avec des objectifs et des actions adaptés à leurs besoins. L’exécutif y voit un levier pour réduire la dépendance française aux hydrocarbures importés et mieux valoriser une électricité produite majoritairement à partir de sources bas carbone. Les premières feuilles de route doivent être finalisées en décembre, avant le lancement des premiers projets à la fin de l’année.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX fait un bond : entre le 14 août, à 64,99 €/MWh, et le 14 septembre, à 92,80 €/MWh, il prend 27,81 €/MWh. Cette hausse est liée aux prix du gaz élevés, à une réhausse des températures et à une production nucléaire fragilisée par les conditions météorologiques, tous ces facteurs ayant accentué la pression sur le marché électrique.

Les tensions sur le pétrole entretiennent la pression sur le gaz
La crise au Moyen-Orient continue de perturber les marchés de l’énergie. L’AIE a une nouvelle fois revu à la baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2026, désormais attendue à 102,44 millions de barils par jour. Cette révision s’explique notamment par le renchérissement des hydrocarbures et la persistance des tensions autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les approvisionnements mondiaux.
Ces perturbations pèsent également sur le marché du gaz, alors que le GNL doit déjà composer avec des flux réduits depuis le Golfe et une forte concurrence entre acheteurs européens et asiatiques. La prolongation des tensions pourrait ainsi maintenir une pression haussière sur les cours du gaz à l’approche de l’hiver.