Tendances de l'énergie gaz et électricité du 14/04/2026


Tendances gaz naturel
Le prix PEG du gaz sur l’EEX est en baisse sur l’ensemble de la semaine dernière. Entre le 7 et le 8 avril, il perd 4,70 €/MWh, passant de 40,97 €/MWh à 36,27 €/MWh. Le 10 avril, la baisse continue avec un prix du gaz à 34,52 €/MWh. Ce sont des prix que l’on n’avait pas revus depuis le 11 mars (à 34,88 €/MWh). Comme souvent, le prix remonte légèrement en ce début de semaine, à 35,81 €/MWh le 13 avril.
Le pétrole s’envole et ravive les tensions sur le gaz
Alors que les prix du gaz ont baissé la semaine dernière, la brusque remontée des prix du pétrole, repassés au-dessus des 100 dollars le baril, reflète une nouvelle montée des tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz. L’annonce d’un blocus américain visant les ports iraniens ce lundi 13 avril a ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique mondial. Même si le passage maritime reste partiellement ouvert, l’incertitude domine et les marchés réagissent immédiatement. Cette annonce se répercute aussi sur le gaz, étroitement lié aux dynamiques globales de l’énergie.
L’absence d’accord durable entretient un climat tendu, où chaque annonce peut faire basculer les prix. Pour le gaz européen, cela signifie une volatilité importante, avec un risque de hausse si les tensions persistent. Tant que la situation ne se stabilise pas, la prime de risque géopolitique devrait continuer de peser sur les marchés énergétiques.

Tendances électricité
En comparaison avec les prix du gaz, ceux de l’électricité baissent de façon moins marquée. Ils passent de 57,66 €/MWh le 7 avril à 55,07 €/MWh le 8 avril, soit une baisse de 2,59 €/MWh. Ce prix reste très stable dans les jours qui suivent, pour arriver à 55,10 €/MWh le 10 avril. Le prix est en légère hausse le 13 avril, avec 56,22 €/MWh.
La France accélère son virage électrique face aux tensions énergétiques
Le gouvernement veut passer à la vitesse supérieure sur l’électrification pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. Sébastien Lecornu a annoncé une série de mesures visant les transports et le logement, avec un objectif clair : faire basculer la consommation vers une électricité majoritairement décarbonée d’ici 2030. Le soutien public sera fortement renforcé, notamment pour encourager l’adoption des véhicules électriques et des pompes à chaleur, tout en réorientant les aides existantes plutôt qu’en mobilisant de nouveaux financements.
Le chauffage au gaz sera progressivement interdit pour les constructions neuves et le leasing social pour les voitures électriques sera élargi. L’exécutif mise aussi sur l’industrie et les usages du quotidien pour amplifier ce basculement. Si certains saluent une impulsion nécessaire, d’autres pointent un manque de moyens et d’ambition. Le chantier reste massif, entre contraintes budgétaires, acceptabilité sociale et adaptation des infrastructures.

À lire cette semaine : Décret tertiaire : comment mettre vos bureaux en conformité ?