Tendances de l'énergie gaz et électricité du 08/09/2026


Tendances gaz naturel
Pour ce début du mois de septembre 2026, le prix PEG du gaz sur l’EEX augmente de jour en jour. Entre le 1er et le 2, il passe de 51,49 €/MWh à 53,17 €/MWh. Au plus fort de la crise entre l’Iran et les États-Unis, le prix du pétrole et du gaz est sous une tension extrême. Ces chiffres n’avaient pas été atteints depuis 2023 et la crise en Ukraine. Lundi 7 septembre, le prix monte à 53,41 €/MWh.

Le gaz européen atteint un sommet depuis 2023
Le prix du gaz européen poursuit sa progression : le TTF a brièvement dépassé 75 €/MWh début septembre, atteignant son plus haut niveau depuis janvier 2023. Cette envolée intervient alors que les stocks européens restent faibles à l’approche de l’hiver, avec un taux de remplissage de seulement 65,4 % au 1er septembre.
Les tensions géopolitiques accentuent cette pression. Les perturbations autour du détroit d’Ormuz compliquent l’approvisionnement en GNL, tandis que l’Europe doit composer avec la concurrence des acheteurs asiatiques. Avec des réserves à reconstituer et une visibilité limitée sur les prochains approvisionnements, le marché reste sous tension à l’approche de la saison de chauffage.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX fait un bond en ce début septembre. Il passe de 70,59 €/MWh le 31 août à 82,12 €/MWh le 7 septembre, soit une augmentation de 11,53 €/MWh en une semaine. Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs. La rentrée, marquée par la reprise de l’activité professionnelle, a entraîné un regain de la demande d’électricité. Cette tension intervient alors que le parc nucléaire français sort d’un été fortement perturbé par les épisodes de chaleur, tandis que les prix du gaz restent élevés. La combinaison de ces facteurs a ainsi renforcé la pression sur le marché et contribué à la hausse des prix de l’électricité.

Une restriction de contacts pour la présidente de RTE
La présidente du directoire de RTE, Émilie Piette, fait l’objet de restrictions dans ses échanges avec plusieurs responsables publics. Jusqu’au 6 décembre 2026, la HATVP lui interdit toute démarche auprès du Premier ministre Sébastien Lecornu, de son cabinet et de la ministre déléguée chargée de l’Énergie, Maud Bregeon. Cette mesure découle de ses anciennes fonctions à l’Élysée et vise à prévenir tout risque de conflit d’intérêts.
Cette situation intervient alors que RTE joue un rôle central dans le fonctionnement et la transformation du système électrique français. Le gestionnaire du réseau doit accompagner l’électrification des usages, le développement des nouvelles capacités de production et l’évolution des besoins en infrastructures. Malgré ces restrictions temporaires, la nomination d’Émilie Piette à la tête de RTE avait été validée par les instances compétentes, la CRE ayant notamment conclu au respect des règles d’indépendance applicables à ses dirigeants.