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Tendance et Analyses du marché
Publié le 07/04/2026

Tendances de l'énergie gaz et électricité du 07/04/2026

Tendances de l'énergie 07/04/2026. Analyse des tendances tarifaires pour anticiper vos achats d'énergie avec Place des Énergies.
Pauline THEISSOT
Pauline THEISSOT
Tendances du marché de l'énergie

Tendances gaz naturel

Après une belle remontée du prix PEG du gaz sur l’EEX les 27 et 30 mars, autour des 43 €/MWh, il descend à 40,66 €/MWh pour terminer le mois de mars, le 31. Avril débute avec un prix en baisse de 2,41 €/MWh le lendemain, à 38,25 €/MWh. Il remonte dès le 2 avril, à 39,51 €/MWh.

Le marché du gaz repart à la hausse faute de visibilité

Les prix du gaz européen ont nettement progressé après les déclarations de Donald Trump, qui n’ont pas apporté de réponses concrètes sur la reprise des flux de GNL. Sur le hub Title Transfer Facility, le contrat de référence s’est rapproché des 50 €/MWh, à cause de l’incertitude autour du détroit d’Ormuz. Ce point de passage clé pour le commerce mondial d’énergie reste perturbé, alimentant les craintes d’un déséquilibre durable entre l’offre et la demande.

Les marchés restent alignés avec l’évolution du conflit et les réactions internationales. Même en cas d’apaisement, un retour à la normale serait progressif, avec des délais pour rétablir les flux et résorber les retards logistiques. Les prix pourraient se stabiliser si les exportations reprennent, mais toute nouvelle escalade ou restriction de navigation pourrait relancer la volatilité sur le marché européen.

Tendances électricité

Le prix de l’électricité sur l’EEX descend fin mars, à 56,66 €/MWh pour le 31 du mois. Il continue sa baisse le lendemain, pour débuter avril à 55,94 €/MWh le 1er. Il remonte légèrement dès le 2 avril, pour atteindre 56,57 €/MWh.

Un été instable pourrait sécuriser la production nucléaire française

Les perspectives météo pour l’été en France laissent entrevoir un enchaînement d’épisodes orageux, limitant le risque de fortes tensions sur la production nucléaire. Après un mois de juin qui s’annonce plutôt chaud et ensoleillé, juillet et août devraient être plus instables, avec des précipitations régulières. Ce contexte réduirait les risques habituels liés aux fortes chaleurs et au réchauffement des cours d’eau, qui peuvent contraindre certains réacteurs à ralentir leur activité. Les prix de l’électricité restent d’ailleurs modérés sur les marchés à terme, reflétant ces anticipations.

Les centrales situées le long du Rhône, plus exposées aux contraintes hydrologiques, pourraient toutefois rester sous surveillance en cas de hausse des températures. Mais l’abondance attendue de la production solaire devrait maintenir les prix sous pression en journée. À plus court terme, le principal enjeu concernera l’équilibre en soirée, lorsque la baisse du solaire nécessitera davantage de flexibilité, notamment via les centrales à gaz.

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