Tendances de l'énergie gaz et électricité du 04/08/2026


Tendances gaz naturel
Après une hausse entre le 22 et le 24 juillet suite à de nouvelles frappes en Iran, le prix PEG du gaz retrouve un prix de la mi-juillet dès le 28, à 40,88 €/MWh. Il remonte à 42,18 €/MWh le 29 juillet, pour redescendre le dernier jour du mois à 41,13 €/MWh. Août commence en baisse à 39,91 €/MWh pour le 3.

Le gaz retrouve un peu de répit
Les marchés gaziers retrouvent un peu de calme après l’annonce d’une reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz. Si aucun accord n’est encore confirmé, les perspectives d’une désescalade réduisent les craintes sur les approvisionnements mondiaux. Cette accalmie s’est traduite par un repli des prix de l’énergie, le Brent perdant près de 5 % pour revenir autour de 84 dollars le baril, après avoir dépassé les 100 dollars fin juillet. Les prix du gaz suivent cette détente, même si la volatilité reste élevée.
Le détroit d’Ormuz demeure un point stratégique pour les échanges énergétiques mondiaux. En 2025, près de 19,9 millions de barils de pétrole par jour y ont transité, ainsi qu’une part importante du commerce mondial de GNL. Tant que les conditions de navigation ne seront pas totalement normalisées, les marchés du gaz resteront sensibles à toute évolution diplomatique ou militaire dans la région.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX suit une nouvelle fois celui du gaz, avec une hausse à 70,56 €/MWh le 24 juillet, pour redescendre à 64,49 dès le 28. Le 29, il augmente à 66,07 €/MWh pour finir à 64,73 €/MWh le 31 juillet. Le mois d’août débute en légère baisse à 63,03 €/MWh pour le 3.

Rentabilité sous pression pour EDF
Malgré une production nucléaire en hausse au premier semestre, EDF anticipe une baisse de sa rentabilité en 2026. Les prix de gros de l’électricité restent à des niveaux peu favorables, limitant les revenus du groupe, tandis que les investissements liés à la relance du nucléaire continuent de peser sur ses finances. Au premier semestre, le bénéfice net recule à 5,2 milliards d’euros, malgré près de 190 TWh produits par le parc nucléaire français.
Les épisodes de canicule compliquent également l’exploitation de plusieurs centrales. Des arrêts et réductions de puissance, notamment à Golfech et Chooz, affectent temporairement la production afin de respecter les seuils environnementaux liés à la température des cours d’eau. EDF maintient toutefois son objectif de production nucléaire entre 350 et 370 TWh en 2026, tout en poursuivant ses investissements pour adapter ses installations au changement climatique et accompagner l’électrification des usages.
À lire cette semaine : Analyse du marché électricité et gaz naturel juillet 2026