Tendances du marché de l'énergie du gaz et de l'électricité du 3 février 2026


Tendances gaz naturel
Après une baisse des prix PEG du gaz sur l’EEX observé entre le 21 et le 26 janvier, de 26,02 €/MWh à 24,92 €/MWh, ceux-ci repartent en hausse. Le prix passe de 24,84 €/MWh le 27 janvier, à 26,84 €/MWh le 30 janvier, soit une hausse de 2 €/MWh pour la fin du mois. Comme pour de nombreuses début de semaine, ce lundi 2 février, le prix du gaz redescend à 25,70 €/MWh.
La demande française de gaz au plus bas depuis 35 ans
La demande de gaz en France a reculé de 3 % en 2025 pour atteindre 350 TWh, son plus bas niveau depuis 1990, selon les gestionnaires de réseau. Cette baisse est principalement causée par l’industrie, dont la consommation a chuté de 7 % à 102 TWh, pénalisée par la concurrence internationale, notamment dans la chimie, et par des gains d’efficacité énergétique. Certaines entreprises ont également déplacé une partie de leur production vers des pays où le gaz est moins cher. La consommation des ménages et des entreprises a aussi diminué, de 2 % en données brutes, sous l’effet d’une année plus douce, du recul du nombre de logements raccordés au gaz et des efforts de sobriété.
À l’inverse, l’usage du gaz pour la production d’électricité a progressé de 7 %, soutenu par une moindre production hydraulique et des exportations électriques en hausse. Les importations de GNL, notamment depuis les États-Unis, ont fortement augmenté, tandis que la production de biométhane a poursuivi sa croissance.

Tendances électricité
Les prix de l’électricité sur l’EEX augmentent la semaine dernière, d’une façon moins marquée que ceux du gaz. Après une baisse de 2,98 €/MWh entre le 21 à 51,53 €/MWh et le 27 janvier à 49,55 €/MWh, le prix reprend 0,96 €/MWh jusqu’au 30 janvier à 50,51 €/MWh. Le mois de février débute en légère baisse, à 49,82 €/MWh pour le 2.
La France sommée d’accélérer ses projets d’énergies renouvelables
Bruxelles hausse le ton face aux retards français sur les énergies renouvelables. La Commission européenne a mis en demeure Paris de se conformer, sous deux mois, aux règles européennes visant à raccourcir les délais d’autorisation des projets solaires et éoliens. Adoptées en 2023, ces dispositions doivent permettre d’accélérer le déploiement des capacités renouvelables en levant les freins administratifs, aussi bien pour les centrales que pour les infrastructures de raccordement. En l’absence de transposition complète dans le droit français, la Commission pourrait engager une procédure judiciaire assortie de sanctions financières.
Cette pression intervient alors que la France reste en retrait par rapport à ses objectifs de développement des ENR. Fin 2025, les capacités installées demeuraient bien en deçà des cibles fixées pour 2035. Dans un contexte de révision à la baisse des perspectives de consommation électrique, le secteur redoute désormais que ces objectifs soient à nouveau revus, au détriment du rythme de la transition énergétique.

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