Tendances de l'énergie gaz et électricité du 01/09/2026


Tendances gaz naturel
Tout au long du mois d’août, le prix PEG du gaz sur l’EEX a augmenté. Il est passé de 41,13 €/MWh le 31 juillet à 50,15 €/MWh le 31 août, soit une hausse de 9,02 €/MWh. Cette montée s’explique toujours par les tensions accumulées autour du détroit d’Ormouz qui ne semblent pas être prêtes à s’atténuer. Il faudra s’attendre à une suite de la hausse du prix pour septembre.

Le gaz pourrait durablement coûter plus cher
Le prix repère du gaz atteindra 172 €/MWh TTC en septembre, contre 163 €/MWh en août. Selon une analyse de Carbone 4, différents facteurs pourraient maintenir les prix du gaz à un niveau élevé dans les prochaines années. La dépendance toujours en hausse au GNL, plus coûteux et soumis aux tensions du marché mondial, rend les cours plus sensibles aux aléas géopolitiques.
À cela s’ajoutent le renforcement progressif de la tarification carbone, le développement du biométhane et la hausse des coûts liés aux réseaux, alors même que la consommation française diminue. Ce « ciseau tarifaire » pourrait faire grimper les factures des ménages restant raccordés. Selon le scénario étudié, le prix du gaz pourrait atteindre environ 190 €/MWh en 2035, contre 100 €/MWh en 2024.
Tendances électricité
Le prix de l’électricité sur l’EEX a été moins touché en août par la crise que le prix du gaz, puisque le solaire, l’éolien et le nucléaire français ont été d’une aide précieuse. Même si la canicule a ralenti certaines centrales, la saison a été propice à la production électrique. Le prix prend tout de même 5,86 €/MWh entre le 31 juillet à 64,73 €/MWh et le 31 août à 70,59 €/MWh.

Les méduses perturbent encore Gravelines
La centrale nucléaire de Gravelines connaît une autre baisse de production en raison d’un nouvel afflux important de méduses dans ses installations de pompage. Le 27 août, les réacteurs 3 et 6 étaient à l’arrêt, tandis que les unités 1 et 2 fonctionnaient à puissance réduite. Les six réacteurs du site, représentant 5,4 GW, étaient ainsi affectés par un arrêt, une réduction de puissance ou une maintenance.
EDF assure que cet épisode n’a aucune conséquence sur la sûreté des installations. L’électricien a renforcé depuis début août les dispositifs de surveillance, de nettoyage et de pêche préventive pour limiter l’obstruction des filtres par les méduses. Le phénomène rappelle encore une fois la vulnérabilité de certaines centrales côtières aux conditions environnementales. Déjà touchée par des arrivées massives de méduses en août 2025, Gravelines fait désormais l’objet d’une surveillance renforcée afin d’anticiper de nouveaux épisodes et de préserver la disponibilité du parc nucléaire.
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