La transition écologique et la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre ont propulsé les pompes à chaleur (PAC) au centre des débats énergétiques. Avec l'engagement du président Macron de tripler la production nationale de PAC pour atteindre un million par an d'ici à 2027, il est temps de se pencher sur cette technologie. Est-elle la meilleure option pour vous ?

 

Les pompes à chaleur pour réduire vos factures d’énergie

 

Les PAC représentent actuellement 13 % de la production d'énergies renouvelables en France. Elles sont des alliées précieuses dans la quête de réduction des émissions de gaz à effet de serre. En effet, ces systèmes captent les calories de l'air, du sol ou de l'eau environnante pour chauffer l'intérieur de votre maison. On retrouve différents types de pompe à chaleur : 

- Air-eau ;

- Air-air ;

- Géothermiques ;

- Solarothermiques ;

- Hydrothermiques (forme de géothermie).

 

Selon l'Association française pour les pompes à chaleur, ce système peut répondre à 100 % des besoins de chauffage d'une maison en utilisant seulement 30 % d'énergie électrique. Les 70 % restants proviennent de l'environnement. Arnaud Kautzmann, secrétaire général de l'Association, affirme qu’un foyer peut diviser sa facture d’énergie par deux.

 

Le coût important d’une pompe à chaleur et les aides de l’État

 

Pour le moment éligibles à des aides financières, les PAC peuvent représenter un investissement initial important. Leurs prix oscillent entre 8 000 et 40 000 euros, en fonction du modèle et des spécificités de l'installation.

 

Malgré les aides existantes, le coût élevé des PAC, notamment géothermiques, soulève des questions sur la faisabilité financière pour de nombreux ménages. Les modèles air-eau, actuellement soutenus par MaPrimeRénov' grâce à une aide de 2 000 à 4 000 euros, sont l’option la plus abordable.

 

Le remplacement des chaudières à gaz accentue l'intérêt pour les PAC. L'évolution vers les pompes à chaleur est encouragée par le gouvernement, qui prévoit d'augmenter les subventions en 2024 (entre 1 000 et 2 000 euros supplémentaires), en fonction des revenus des ménages.


 

L’isolation l’emporte sur l’installation d’une pompe à chaleur



Les technologies actuelles des pompes à chaleur ne sont pas toujours adaptées à la rénovation de logements collectifs en raison de contraintes d'espace. Isabelle Gasquet, responsable de projet « efficacité énergétique » au Cler (réseau pour la transition énergétique), souligne que les PAC ne sont qu'une solution parmi d'autres, chaque logement nécessitant une approche spécifique. Elle parle de la diversité des choix en évoquant par exemple l'option d'une chaudière à biomasse dans les régions riches en ressources bois. 

 

Le Cler insiste sur la priorité de commencer par l'isolation des logements avant de changer de système de chauffage. Cette démarche, en plus de s'aligner sur les besoins réels, contribue à réduire les dépenses et favorise la transition énergétique à l'échelle nationale. En septembre, RTE a également souligné l'importance d'augmenter le volume et l'efficacité des rénovations thermiques, fixant l'objectif de rénover 380 000 logements par an d'ici à 2035, contre 90 000 en 2022.


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