GAZ NATUREL

 

Une fin d’année en hausse pour le gaz. Avec une accalmie début décembre, le prix du gaz est en train de faire une remontée significative. En cause un mois de décembre froid qui pousse la consommation de gaz européenne et vide progressivement les stockages.

 

L’autre facteur important est la quasi-disparition des exportations de LNG américain, les méthaniers se dirigent désormais tous vers l’Asie, où le prix de référence JKM a considérablement augmenté rendant les livraisons en Europe intéressantes. L'approvisionnement européen pour l’hiver reposera désormais sur les pipelines, principalement en provenance de Russie.  Il est aussi probable que les acteurs utilisent les volumes  de gaz qui avaient été massivement stockés en Ukraine durant l’été. 

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Même son de cloche côté électricité mais avec une hausse plus rapide. Le charbon a joué un rôle important dans cette évolution. Les autorités chinoises ayant mis en place des restrictions d'importation sur le charbon australien, le prix sur les marchés internationaux s'est envolé ces dernières semaines.

 

Mais c’est encore une fois le carbone qui met le coup d'accélérateur. Le prix des quotas a en effet atteint jeudi dernier son plus haut historique à 31 euros/tonne. Le précédent record ayant été atteint en 2006. Les raisons de ce mouvement de prix restent toujours du même acabit, les acteurs anticipent une contrainte carbone de plus en plus forte dans les années à venir, et ce malgré le surplus actuel de quotas. Il ne faut aussi pas sous-estimer la financiarisation de ce marché, le quota carbone européen trouvant de plus en plus sa place dans les portefeuilles de grandes sociétés d’investissement (hedge funds, banques…), ses mouvements de prix ne peuvent parfois pas être expliqués dans les fondamentaux du marché mais par sa performance par rapport à d’autres actifs (actions, or,bitcoin,etc.).  

 

A noter que la semaine dernière fut tendue sur le spot avec des prix dépassant les 100 euros/MWh. En cause, une consommation en hausse et une disponibilité des parcs nucléaires et éoliens faible.