GAZ NATUREL

 

Mi-novembre toutes les conditions étaient réunies pour que les prix du gaz naturel diminuent, prévisions météo clémentes et  perspectives macroéconomiques pessimistes, et ils ont bien diminué jusqu’au 20 novembre (-1 euro/MWh sur le CAL 2021 par exemple). Ils se sont ensuite réorientés à la hausse, effaçant une bonne partie de la baisse. La fenêtre d’achat était très courte.

 

Plusieurs raisons expliquent ce revirement. Côté demande tout d’abord, les météorologistes sont largement revenus sur leurs prévisions et les semaines à venir s'annoncent bien plus froides que prévues, ce qui va accroître la demande domestique. Les acteurs portés par un optimisme macroéconomique renouvelé (ralentissement de la deuxième vague de COVID, perspectives de vaccin plus certaines, plan de relance supplémentaire, etc.) envisagent aussi une croissance mondiale un peu plus vigoureuse sur les années à venir. 

 

Côté offre, on notera le redémarrage d’une grève sur certaines plateformes gazières norvégiennes et des flux de LNG qui se dirigent de nouveaux vers l’Asie où les prix sont redevenus intéressants avec le démarrage de nombreuses centrales gaz.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Alors que les prix des CAL ont baissé notablement du 16 au 20 novembre, touchant encore une fois la barre des 42 euros/MWh, ils sont eux aussi repartis à la hausse et sont à leur niveau le plus haut de novembre

 

On retrouve bien sûr derrière cette augmentation la même explication météorologique que pour le gaz, à laquelle s’ajoute une poussée des prix du charbon et du carbone. 

 

Pour le charbon, le mouvement vient simplement d’une indisponibilité du principal port d’exportation en Australie, ce qui a redynamisé le marché après un mois baissier. 

 

Pour le carbone, la cause est un peu plus floue, une partie de la hausse provient du fait que des enchères EEX devant avoir lieu  début 2021 ont été reportées à une date ultérieure. Un autre facteur serait les inquiétudes de certains acteurs autour de l'impact sur le marché de la phase 4 d’EU-ETS qui démarrera en janvier 2021.