GAZ NATUREL

 

Le prix du gaz avait rapidement baissé fin octobre/début novembre sous l'effet de l'accélération de la seconde vague de l'épidémie de COVID-19 en Europe et de la mise en place de mesures sanitaires en France et ailleurs. Cette baisse ne s’est cependant pas prolongée en novembre, les prix calendaires ont rebondi et ne montrent des signes de fléchissement qu’à partir du mercredi 11.

 

Plusieurs facteurs expliquent cette hausse. Le premier est que la consommation de gaz est pour l'instant très peu impactée par les mesures sanitaires. Le confinement français par exemple n'affecte pas la consommation industrielle. La consommation résidentielle s'est, quant à elle, plutôt accrue sous l’effet de l’entrée dans l’hiver et du télétravail.

 

Les résultats des élections américaines ont aussi supporté une vision haussière du marché. Il est en effet anticipé que l’administration Biden puisse mettre en place des mesures environnementales limitant la production de gaz de schiste (très peu probable à mon humble avis).

 

L’annonce du vaccin développé par Pfizer lundi dernier à conduit à l’envolée des bourses et du prix du pétrole. Cette euphorie a aussi emporté le prix du gaz avec elle. Toutefois, elle s’est avérée de courte durée et le mouvement haussier s'est rapidement essoufflé.

 

Des signes baissiers se manifestent et pourraient nous emmener vers des niveaux de prix plus modestes durant les deux prochaines semaines. La situation macroéconomique demeure très incertaine, si la consommation des ménages marque le pas durant la période de Noël, les promesses d’un vaccin miracle ne viendront pas sauver l’économie. 

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

L'électricité a suivi plus ou moins le même chemin que le gaz naturel en termes de prix mais de manière encore plus rapide. Il faut noter que les acteurs ont beaucoup acheté durant le décrochage de prix de fin octobre ce qui a accélérer le rebond.

 

Le prix de EUA a lui aussi augmenté avec la victoire de Biden (mesures environnementales, etc.). Toutefois, il s'infléchit notablement en fin de semaine dernière, les acteurs ayant une confiance changeante dans les perspectives macroéconomiques.

 

Enfin côté consommation, RTE a noté une diminution de la consommation d'électricité française de l’ordre de 3-4% bien moins donc que durant le premier confinement (15-20%).