GAZ NATUREL

 

Après des semaines de hausse, les prix du gaz se tournent de nouveau vers la baisse. La cause? Et bien, puisque la France se reconfine et que d’autres pays européens implémentent des mesures restrictives afin d’endiguer l’épidémie de COVID-19, la consommation de gaz européenne devrait être significativement réduite.

 

Les événements conjoncturels, qui limitaient l’offre (grèves, indisponibilité du LNG, etc.), ont disparu. Les prix du gaz devraient donc se diriger à la baisse durant les prochaines semaines. Il faudra toutefois surveiller l’entrée dans l’hiver et toute nouvelle de déconfinement anticipé, car ce sont des facteurs qui pourraient relancer les prix à la hausse.

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Le prix des contrats calendaires a baissé rapidement cette semaine, les acteurs anticipant les restrictions sanitaires annoncées mercredi. La chute du carbone, du gaz et du charbon a bien sûr accéléré ce mouvement de prix .

 

L’impact du confinement sur la consommation électrique est à l’heure inconnu, cependant il est certain que celle-ci sera affectée à la baisse. Il est toutefois probable que l’impact sera moindre que durant le confinement de mars. L’industrie continuant de fonctionner, seule la fermeture d’une partie du tertiaire pèsera sur la demande. L’impact du télétravail sur la consommation résidentielle est toujours incertain, il avait été modique lors du premier confinement mais nous sortions alors de l’hiver et les besoins de chauffage étaient réduits.

 

Autre point intéressant, nous sommes désormais en dessous du prix de l’ARENH de 42 euros/MWh. Toutes choses égales par ailleurs, cette dernière demeure intéressante car elle donne droit à des garanties de capacité d’une valeur d’environ 6 euros/MWh (au prix de la dernière enchère). Toutefois, le prix de la capacité devrait, elle aussi, marquer le pas durant les prochaines enchères, l’ARENH devenant de moins en moins attractive.