GAZ NATUREL

 

 

Après une baisse en début de mois, le prix du gaz remonte de nouveau. La semaine dernière a été marquée par une faible production nucléaire et éolienne ce qui a conduit à un fonctionnement plus important des centrales gaz (et donc une hausse de la consommation de gaz) partout en Europe.  

 

Il est aussi à noter que les USA ont dû limiter leurs exportations suite à l'indisponibilité du terminal de liquéfaction de Cameron. En effet, celui-ci est actuellement en panne d’électricité, l’ouragan Laura ayant fait tomber les lignes électriques le raccordant au réseau. Il devrait revenir en ligne le 30 septembre.

 

ÉLECTRICITÉ

Encore une fois, c’est le carbone qui a dirigé le prix des contrats CAL. L’augmentation probable de l'objectif de réduction d’émission 2030 de l’UE, qui passerait d’actuellement -40% d’émission par rapport à leur niveau de 1990 à une valeur située entre -50% et -60%, a en effet envoyé le prix des EUA à la hausse du 8 au 15 décembre. 

 

Le prix du quota d’émission est monté jusqu’à un record de 30,6 €/tonne le 14/09 pour ensuite redescendre dans les 28-29€/tonne. Le prix de l'électricité a globalement suivi la même trajectoire.

 

Sur les marchés court-termes et en particulier l’intraday (échanges d’électricité quelques heures avant la livraison) la semaine a été particulièrement volatile. Le 15 septembre sur la pointe du soir (19-20h), les prix intraday ont atteint 1122€/MWh. En cause, une disponibilité du nucléaire (46% de la capacité installée disponible), de l’éolien (5% de la capacité installée disponible) et une consommation importante (climatisation) due au pic de chaleur. Ces prix exceptionnels n’ont aucun impact sur les consommateurs mais ils ont inquiété de nombreux acteurs qui y voient l’ombre de potentiels pics de prix cet hiver. 

 

Il est aussi à noter que RTE a réactualisé sa vision de l'équilibre offre-demande sur l’hiver 2020-2021 et que la situation semble légèrement meilleure que lors de la publication de son premier rapport en juin dernier. La disponibilité nucléaire est toujours inquiétante mais a légèrement augmenté. Les risques se concentrent désormais majoritairement sur la fin novembre-début décembre 2020.