GAZ NATUREL

 

Le gaz a continué sa hausse sur ces dernières semaines.Les facteurs poussant les prix à la hausse restent les mêmes. Les prix américains et asiatiques augmentent ce qui réduit les exportations de LNG à destination de l’Europe.

 

Il est cependant à noter qu’avec le niveau important de remplissage des stockages et en cas d’hiver 2020-2021 chaud, les prix actuels seraient trop élevés.

 

Il est aussi à noter que les chances de voir le jour du pipeline Nordstream II, devant augmenter les capacités d’export de gaz russe vers l’Europe, se sont réduites cette semaine.  En effet, suite à l'empoisonnement de l'opposant politique Navalny, américains et européens ont appelés à l’annulation du projet et l’Allemagne dernier défenseur du projet pourrait bien l’abandonner elle aussi. 

 

ÉLECTRICITÉ

 

Le prix de l’électricité a naturellement suivi l’envolée du prix du gaz et du carbone. Le mouvement a été particulièrement marqué en France où les craintes sur la disponibilité du parc nucléaire (notamment le redémarrage de la centrale de Bugey en décembre) a poussé les acteurs de marché à couvrir leur positions.

 

Le prix du carbone a dépassé jeudi dernier la barre des 30 euros/tonne pour ensuite redescendre un peu. La pression spéculative est toujours présente avec des hedge funds normalement actives sur le pétrole pariant maintenant sur la hausse du CO2.

 

La raison généralement donnée pour ce mouvement de prix est l’anticipation par les acteurs d’objectifs de réduction du CO2 plus importants au niveau européen. Toutefois, plusieurs facteurs peuvent faire douter de cette perspective et notamment le surplus de quotas que devrait engendrer la fermeture de nombreuses centrales au charbon durant les cinq prochaines années. En effet, ces centrales ont acheté en avance des stocks importants de quotas carbone et leur fermeture anticipée ( pour des raisons administratives ou économiques) entraînera la mise sur le marché de ces quotas.