Gaz naturel

Les prix européens du gaz ont suivi l’indice américain Henry Hub et sont restés orientés à la hausse durant tout le mois. Cette pression haussière américaine s’explique par une production de gaz de schiste fortement réduite (la production de nombreux puits a été stoppée car non rentable) et la vague de chaleur qui a touché le continent. 

 

La demande mondiale de gaz est repartie à la hausse en août dans toutes les parties du monde. Les températures chaudes ont poussé les besoins de climatisation et donc le fonctionnement des centrales à gaz. L’Europe et l’Asie ont aussi vu leur activité industrielle converger lentement vers son niveau pré-COVID, ce qui a aussi pour effet de stimuler la demande de gaz. 

 

Attention toutefois, en Europe la reprise de l’activité industrielle semble avoir atteint un plateau. En France notamment, les commandes industrielles se sont contractées en août au lieu de poursuivre leur rebond observés durant les mois précédents. Cela pourrait affecter de nouveaux les prix à la baisse durant les mois prochains. 

 

Electricité  

Le hausse du prix gaz s’est bien sûr fait sentir dans les prix de l’électricité, toutefois la tendance est moins claire. Cela est en grande partie dû au prix du carbone qui a évolué en “zig-zag” ces dernières semaines. Ses mouvements ont été brusques et imprévisibles dans un contexte de liquidité faible. Le prix de la tonne de carbone semble cependant vouloir demeurer à des niveaux plus faibles que ceux de juillet, chaque soubresaut de prix (comme celui du 17-18) ayant été suivi par un retour à la moyenne. Le charbon est toujours à la baisse et amorti lui aussi l’effet haussier du prix du gaz. 

 

Le CAL 2021 français est toujours 6 euros/MWh plus cher que le contrat allemand. Il y’aura donc peut-être des opportunités de baisse à la rentrée.