Gaz naturel

L’évolution des prix du gaz a été sans direction claire sur ces deux dernières semaines. La baisse des exportations russes et norvégiennes avaient un peu stimulé le prix début juin. Cette hausse a cependant été de courte durée dans un marché européen sur-approvisionné. Le prix du gaz semble désormais se réorienter lentement à la hausse mais il rencontre de nombreuses résistances. 

 

Les perspectives à moyen-long terme des prix dépendent principalement de la situation macroéconomique et de la consommation industrielle qui peine à reprendre. La reprise de l’activité économique est encore précaire et sensible au risque d’une seconde vague. 



 

Électricité

Après une accalmie sur les marchés du 8 au 15 juin le marché est remonté rapidement le 16, suivant une flambée du prix du carbone, pour ensuite redescendre ces trois derniers jours. Les perspectives d’évolution futures sont, à l’image du gaz, très floues.

 

Ces zig-zag de prix sont la conséquence d’acteurs de marché tendus et faisant face à un environnement de marché très incertain. Le carbone a évolué de pair avec le prix du pétrole et a été dirigé par des comportements essentiellement spéculatifs durant ces dernières semaines. Le charbon a lui un prix orienté à la baisse après une flambée en début de mois, une route alternative au port de Mourmansk (actuellement bloqué par l'écroulement d’un pont) ayant été mise en place pour l’export de charbon russe.

 

RTE a publié le 12 juin sa vision préliminaire de l'équilibre offre-demande . Malgré une indisponibilité record du parc nucléaire, la sécurité d'approvisionnement devrait être assurée si on reste dans les normales saisonnières. En cas de vagues de froid, des risques de coupures ciblées apparaissent. Des risques de pics de prix importants sur le spot sont donc bien présents.