GAZ NATUREL

 

Le prix du gaz, après une période de stagnation, a diminué doucement en fin de semaine, le CAL 2021 arrivant à vendredi à euros 11,92/MWh. Encore une fois, le gaz naturel ne suit pas les mouvements rapides de l’électricité, du carbone ou encore du pétrole et poursuit tranquillement sa tendance. 

Les mauvaises nouvelles s'accumulent sur la santé de l’économie. L’indice PMI représentant la santé de l’industrie manufacturière et publié jeudi dernier, est au plus bas dans toute l’Europe. Dans ce contexte, les perspectives pour les prix calendaires du gaz ( sur 2021 en tout cas) restent baissières.

 

ÉLECTRICITÉ

 

Il s’est passé beaucoup de choses en deux semaines sur le marché de l’électricité et cela a conduit à une volatilité importante des prix sur toutes les échéances.

Essayons de récapituler les événements, tout d’abord EDF a annoncé le 16/04 avoir révisé à 300 TWh son objectif de production pour 2020 (-20% par rapport au précédent objectif), à 330 en 2021 et 2022 .Cela représente une baisse de disponibilité importante et les prix des contrats calendaires ont augmenté de plusieurs euros sur deux journées.

La semaine suivante, juste quand les acteurs de marché pensaient s’être un peu emballés et que les prix étaient descendus, effaçant le mouvement précédent, EDF a frappé de nouveau.

Le fournisseur historique d’électricité a publié mercredi, les nouvelles dates prévisionnelles de maintenance pour 40 de ses réacteurs. Ces révisions devraient affecter à la baisse la disponibilité du parc de 6GW durant le Q3 2020, de 4GW durant le Q4 2020 et de 2-3 GW sur Q1 2021. Attention cependant, cette révision n’est pas suffisante pour atteindre les 300 TWh annoncés. En comptant les pertes de production déjà réalisées et l’impact des révisions de mercredi, on arrive à une production 2020 d’environ 320-330 TWh. De nouvelles révisions de la durée des maintenances pourraient encore avoir lieu à des dates inconnues. La nouvelle a encore une fois immédiatement fait remonter les prix de plusieurs euros.