GAZ NATUREL

 

Les marchés du gaz naturel ont été relativement sages comparés à ceux de l’électricité. Depuis le 1er avril les prix des contrats calendaires remontent suivant la tendance de l’ensemble des marchés financiers. Toutefois leur progression est relativement lente.

La décorrélation par rapport au prix du pétrole est particulièrement flagrante. Alors que ce dernier a été extrêmement volatile cette dernière semaine avec des mouvements de plusieurs dollars par jour, le prix du gaz est resté relativement stable (mouvement de quelques centimes d’euros par jour). Le nouvel accord de l’OPEP (diminution de la production de 10 million de baril par jour) ne semble pas destiné à calmer le jeu sur les marchés pétroliers, puisque qu’à peine publié le Mexique refuse de le ratifier et les acteurs de marché doute de son efficacité.

 

ÉLECTRICITÉ

 

C’est la “Remontada” pour les prix calendaires de l’électricité. Le prix du CAL 2021 est désormais retourné à son niveau pré-confinement. On observe un rebond des prix très rapide entre le 1er et le 7 avril, suivi par un fléchissement ces deux derniers jours. En cause principalement, la remontée fulgurante du prix des EUA. Toutefois plusieurs facteurs, laissent à penser que cette hausse est prématurée.

La crise du COVID 2019 est loin d’être finie et devrait affecter profondément l’activité économique mondiale pendant encore plusieurs mois. À 42 euros/MWh, le prix du CAL fait implicitement l’hypothèse que la crise actuelle n’aura pas d’impact sur le niveau d’activité industrielle et tertiaire en 2021. C’est peu probable. Malgré les plans de relance pharaoniques organisés par les gouvernement à travers le monde, de nombreux secteurs de l’économie (transport, tourisme, pétrochimie,etc.) devraient être durablement fragilisés.

Quel sera le nouveau niveau d’équilibre pour le contrat 2021? Difficile à dire, les prix devraient rester très volatiles durant le mois prochain. A noter que les prix du Q4 2020 ont aussi connu une forte hausse, sur fond d’inquiétude

pour la disponibilité nucléaire cet hiver. En effet, EDF a dû, COVID oblige, décaler la maintenance de plusieurs réacteurs durant la semaine dernière. Ce changement de programme pourrait retarder le redémarrage de certains réacteurs à la fin de l’automne. L’impact exact est cependant difficile à estimer.