GAZ NATUREL

 

 

Les prix des contrats calendaires restent relativement stables quand on les compare à ceux des autres énergies. Ils continuent de suivre une tendance globalement baissière mais lente. Il semble que divers supports de prix, à la hausse et à la baisse, encadrent leur évolution. 

Pour les contrats à livraison dans les prochains mois, la situation est tout autre. La baisse de la consommation industrielle et tertiaire, allant en s'aggravant, a fait chuter  plus considérablement les prix.

 

 

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Les prix calendaires de l'électricité, en compagnie du charbon et du CO2, suivent le rebond rapide des marchés d’actions depuis le début de la semaine. Les diverses mesures de soutien à l’économie, lancées par les gouvernements mondiaux, semblent faire leur effet pour l’instant. Toutefois ce rebond n’est peut-être que temporaire. La durée de l’impact économique du COVID-19 est difficile à estimer. 

Dans les scénarios les plus optimistes, il n’est que passager et les prix remonteraient à leur niveau pré-crise dans quelques mois. Dans un scénario plus pessimiste, le COVID serait le déclencheur d’une récession économique longue et profonde. Pour mémoire, des signes de récession sont déjà apparus durant l’année dernière (baisse de la production industrielle, surendettement et survalorisation des entreprises en bourse, etc.).    

Sur le spot et les contrats court-terme (mois d’avril-mai), les prix continuent à baisser alors que le système français est en surproduction. Des épisodes de prix négatifs sur le spot ont déjà eu lieu et pourraient se multiplier, en cas de forte production renouvelable ou de contraintes à l’export.