GAZ NATUREL

 

Alors que l’approvisionnement reste très largement excédentaire sur  2020, la baisse du prix du gaz a ralenti et on observe même une petite remontée depuis quelques jours. Cela peut paraître surprenant surtout si l’on considère la chute de la consommation de gaz en Chine due à l’épidémie de coronavirus. La semaine dernière, les grands importateurs de LNG chinois (CNOOC, etc.) ont eu recours à la clause de force majeure afin de refuser la livraison cargoes de LNG. Laissant aux compagnies exportatrices le soin de trouver une nouvelle destination pour ces volumes de gaz. En réaction, l’indice de prix du LNG asiatique, JKM, a chuté à des niveaux records, plus bas encore que TTF.

Cette remontée est certainement liée à des achats plus importants de la part des acteurs de marché (fournisseurs, consommateurs industriels, etc.) qui étaient très “courts”. Face à la tendance baissière forte de ces derniers mois, de nombreux acteurs ont en effet retardé les opérations de couverture de leur portefeuille. 

D’autres pensent que l’on a atteint un prix “plancher”. Toutefois, cette hypothèse ne semble pas supportée par les fondamentaux du marché. Avec le démarrage de nouvelles capacités de liquéfaction et des prix asiatiques bas, l’Europe va continuer d’accueillir des volumes de LNG toujours croissants durant les prochains mois. 

 

ÉLECTRICITÉ

 

 

Un rebond du prix de l’électricité plus marqué que pour le gaz la dernière semaine. Plusieurs facteurs sont à l’oeuvre mais le plus important est la brusque augmentation du prix du charbon depuis lundi. Autre conséquence de l’épidémie de coronavirus, la production de charbon des mines chinoises a fortement décliné, créant une pression haussière sur les prix. 

Autre facteur notable, la durée plus longue que prévue des maintenances des réacteurs nucléaires durant leur 4ème examen décennal, inquiète fortement les acteurs de marché poussant les prix à la hausse, notamment sur le CAL 2021.